Fusillade dans une base ukrainienne en Crimée, un mort
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SIMFEROPOL Crimée (Reuters) - Un militaire ukrainien a été tué mardi lors d'une fusillade sur une base militaire des faubourgs de la capitale criméenne Simféropol, a rapporté un porte-parole des forces armées ukrainiennes cité par l'agence de presse Interfax.
Il s'agit du premier mort dans des affrontements depuis que les forces pro-Kremlin ont pris le contrôle de la péninsule il y a trois semaines.
Cette fusillade a éclaté au surlendemain du référendum par lequel les Criméens ont massivement approuvé leur rattachement à la Russie, dont ils ont été séparés il y a soixante ans.
Vladislav Selezniov, un porte-parole militaire ukrainien, a déclaré par téléphone à Reuters qu'un soldat ukrainien avait succombé à la suite de cet assaut et qu'un officier, un capitaine, avait été blessé.
Il a précisé que l'attaque avait été menée par des hommes bien équipés, le visage masqué.
Le ministère de la Défense à Kiev a affirmé que les assaillants étaient des soldats russes en uniforme et a autorisé les militaires ukrainiens en Crimée à faire usage de leurs armes pour se défendre.
Selon l'agence de presse Interfax Ukraine, un membre des "forces d'autodéfense" pro-russes a également péri dans l'accrochage mais cette information n'a pu être confirmée.
"CRIME DE GUERRE"
A la suite de cette fusillade, le Premier ministre ukrainien par intérim, Arseni Iatseniouk, porté au pouvoir le mois dernier par l'insurrection de Maïdan, a affirmé que le conflit en Crimée était passé d'un niveau politique à un niveau militaire.
Pour lui, les soldats russes se sont rendus coupables d'un "crime de guerre" en ouvrant le feu sur des militaires ukrainiens.
"Aujourd'hui, des soldats russes ont commencé à ouvrir le feu sur des militaires ukrainiens, c'est un crime de guerre", a-t-il dit lors d'une réunion au ministère ukrainien de la Défense.
Il a ajouté qu'il avait demandé à son ministre de la Défense de réclamer une réunion avec ses homologues britannique, français et russe, signataires du traité de 1994 garantissant l'intégrité territoriale de l'Ukraine, afin de "prévenir une escalade du conflit".
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Lors de cette réunion, le président ukrainien par intérim, Oleksander Tourtchinov, faisant référence à la politique de Hitler en Autriche et en Tchécoslovaquie avant la Seconde Guerre mondiale, a accusé Vladimir Poutine de "copier les fascistes du siècle dernier en annexant le territoire d'un pays indépendant reconnu par la communauté internationale".
Oudar, le parti de Vitali Klitschko, l'un des artisans de la chute du président ukrainien Viktor Ianoukovitch le mois dernier, a demandé la rupture des relations diplomatiques entre Kiev et Moscou en raison des "actes hostiles des autorités politiques russes", un appel également lancé par le parti Svoboda.
(Aleksandar Vasovic avec Natalia Zinets à Kiev; Henri-Pierre André et Guy Kerivel pour le service français)
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