Kerviel poursuit sa marche, ne craint pas un mandat d'arrêt
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PARIS (Reuters) - Jérôme Kerviel a annoncé mardi qu'il continuerait sa marche de Rome à Paris quelle que soit la décision de la Cour de cassation sur sa condamnation à trois ans de prison ferme pour une perte record en 2008 à la Société Générale.
En cas de rejet de son pourvoi mercredi, l'ex-trader aura épuisé les voies de recours et sa condamnation, qui comprend également 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts, deviendra exécutoire.
Le parquet pourrait alors décider d'exécuter la peine immédiatement et, éventuellement, de lancer un mandat d'arrêt. L'avocat général a demandé le rejet de son recours.
"Je ne suis pas en fuite, je suis à la disposition de la justice si jamais ils décidaient de m'incarcérer. Ils savent à tout moment où me trouver en Italie", a déclaré Jérôme Kerviel sur RTL.
"Il y a une possibilité qu'il y ait un mandat d'arrêt international qui soit prononcé à mon encontre. Eh bien qu'ils viennent me chercher, je ne cherche pas à fuir", a-t-il ajouté. "Mais je ne rentrerai pas pour autant à Paris, je continuerai ce que j'ai entamé depuis trois semaines."
L'ex-trader, qui continue à accuser son ancien employeur d'avoir menti sur ses propres responsabilités dans l'affaire, dit "redécouvrir la vie" depuis qu'il est "sur la route" pour sensibiliser l'opinion contre la "tyrannie des marchés".
Il a entamé une marche entre Rome et Paris, un périple de 1.700 kilomètres, après une rencontre avec le pape François au Vatican le 19 février.
Il a expliqué mardi que sa rencontre avec le pape l'avait "transformé d'un point de vue psychologique". "Je suis parti de Rome avec l'intime conviction que c'était salvateur pour moi de marcher, sans trop savoir pourquoi".
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"C'est une démarche qui est personnelle, parce qu'il est au bout d'un combat", avait expliqué samedi sur BFM TV son avocat, Me David Koubbi. "Il a changé de système de valeurs."
(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)
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