Une expertise balistique contredit la version d'Oscar Pistorius
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PRETORIA (Reuters) - Un expert en balistique a déclaré mercredi lors du procès de l'athlète sud-africain Oscar Pistorius, accusé du meurtre de sa compagne l'année dernière, que celle-ci avait d'abord été touchée par balle à la hanche et non à la tête.
Ce témoignage contredit la version de l'accusé, qui prétend avoir pris son amie Reeva Steenkamp pour un intrus, et vient donner du poids aux déclarations de témoins qui ont dit avoir entendu des cris avant et pendant les tirs.
Le coureur paralympique, le premier à avoir couru avec des athlètes valides aux Jeux olympiques, a plaidé non coupable pour le meurtre avec préméditation de la jeune femme, alors âgée de 29 ans, le soir de la Saint-Valentin 2013.
Le parquet tente d'établir qu'Oscar Pistorius a tiré quatre balles avec un pistolet 9mm, à travers la porte des toilettes de sa luxueuse résidence de Pretoria, avec l'intention de tuer.
Selon Christian Mangena, un expert de la police en balistique, Reeva Steenkamp s'est effondrée après avoir reçu une première balle à la hanche.
"La dernière balle a atteint la tête et brisé le crâne", a-t-il précisé.
Le tribunal a vu à cette occasion des photos difficilement soutenables des toilettes, les murs couverts d'éclaboussures de sang.
S'il est reconnu coupable, Oscar Pistorius risque une peine minimum de 25 ans de prison.
(John Mkhize, Simon Carraud pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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