Le PCF dénonce une fusion FN-UMP-UDI dans le Val de Marne
reuters.com

Le PCF dénonce une fusion FN-UMP-UDI dans le Val de Marne
reuters.com
reuters.com

Le PCF dénonce une fusion FN-UMP-UDI dans le Val de Marne
reuters.com
PARIS (Reuters) - Le Parti communiste dénonce une fusion entre la liste soutenue par l'UMP, l'UDI et Debout la République et celle du Front national à Villeneuve-Saint-Georges (Val de Marne), où la candidate PCF est en tête au premier tour des municipales.
"Les dirigeants de l'UMP et du FN l'avaient juré sur l'honneur : il n'y aurait pas d'accord de deuxième tour. Aujourd'hui, les masques tombent", écrit-il dans un communiqué.
Pour le PCF, les dirigeants de la droite "doivent s'expliquer" car "il est encore temps d'empêcher cet accord de la honte".
La communiste Sylvie Altman est arrivée en tête au premier tour de scrutin à Villeneuve-Saint-Georges avec 38,99%, devant Philippe Gaudin, sans étiquette mais soutenu par l'UMP, l'UDI et Debout la République(31,80%), et le FN Dominique Joly (26,05%).
Lundi, la présidente du Front national, Marine Le Pen, avait indiqué que des listes frontistes pourraient fusionner avec des listes adverses dans quelques villes et autour de personnalités.
Le FN est arrivé en tête dans 18 villes dimanche et a la possibilité de maintenir quelque 330 listes autonomes au second tour. Il le fera dans la quasi-totalité d'entre elles mais le FN a décidé de passer des "accords exceptionnels" sur la base d'un projet politique, avec la signature d'une charte.
"Il peut arriver que, dans un cas particulier, à l'égard d'une personnalité, on considère qu'on puisse faire un bout de chemin ensemble", a expliqué Marine Le Pen.
Présent dans moins de 600 villes, le parti frontiste, qui a remporté la ville d'Hénin-Beaumont dès le premier tour avec l'élection de Steeve Briois, peut espérer conquérir d'autres municipalités.
Il vise notamment Béziers, Fréjus, Tarascon, voire Perpignan et Forbach, et se posera le reste du temps en arbitre du duel entre le PS et ses alliés, et l'UMP.
(Gérard Bon)
reuters.com