Onze morts dans l'explosion d'une grenade à Bangui
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Onze morts dans l'explosion d'une grenade à Bangui
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BANGUI (Reuters) - Onze personnes ont péri à Bangui, la capitale centrafricaine, dans l'explosion d'une grenade dans la foule qui assistait à des obsèques, a-t-on appris vendredi auprès de témoins et de sources médicales.
Selon les travailleurs humanitaires sur place, les violences communautaires se sont ravivées ces derniers jours avec la militarisation croissante des milices chrétiennes.
Des témoins de la scène ont déclaré à Reuters qu'un musulman avait lancé une grenade dans le quartier PK5 à majorité chrétienne, dans la soirée de jeudi.
D'après Antoine Mbao Bogo, directeur de la Croix-Rouge locale, onze personnes ont été tuées, en comptant les blessés qui sont morts à leur arrivée à l'hôpital. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a fait savoir que trois enfants figuraient parmi les victimes.
Le déploiement de 2.000 militaires français dans le cadre de l'opération Sangaris, lancée en décembre dernier, ainsi que des 6.000 hommes de la force africaine, n'a pas permis jusqu'à présent de mettre complètement fin aux violences.
Des milliers de personnes ont péri dans les combats entre miliciens anti-balakas, chrétiens, et ex-rebelles de la Séléka, essentiellement des musulmans, qui avaient pris le pouvoir il y a un an dans la capitale avant de le rendre au mois de janvier.
"La situation est en train d'empirer", selon Christoph Willie, du cabinet Control Risks. "Le pays est maintenant divisé dans les faits, entre le nord-est aux mains des anciens rebelles de la Séléka, la capitale contrôlée par les forces internationales et le reste du pays tenu par une alliance informelle de milices anti-balakas."
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L'Onu évalue à 15.000 le nombre de musulmans bloqués à Bangui et dans ses environs.
(Serge Leger Kokpakpa et Emma Farge; Eric Faye et Simon Carraud pour le service français)
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