La gauche du PS veut faire un sort au pacte de responsabilité
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PARIS (Reuters) - Les principaux courants de la gauche du Parti socialiste et de la majorité parlementaire entendent tirer les conséquences de la déroute du PS aux élections municipales et voudraient faire un sort au pacte de responsabilité de François Hollande.
Ils se sont donné rendez-vous lundi en fin d'après-midi pour une réunion à huis clos au lendemain d'un scrutin qui a vu la gauche perdre 155 villes de plus de 9.000 habitants.
Un Monde d'avance, Gauche populaire, Gauche durable et Maintenant la gauche revendiquent au total une quarantaine de députés, dont François Hollande aura besoin pour faire voter la confiance sur son pacte de responsabilité.
Or ce projet visant à encourager l'investissement et l'emploi par des baisses de charges sur les entreprises financées par des économies sur les dépenses publiques est plus que jamais contesté par la gauche de la majorité.
"Il ne s'agit pas d''envoyer des signaux de gauche' à notre électorat, il faut changer de cap", écrivent ainsi les membres de Maintenant la Gauche dans un communiqué publié dès dimanche soir. "Le pacte de responsabilité est mort-né."
"N'ayons pas peur d'abandonner cette voie. La mobilisation générale pour l'emploi passe par la relance de l'investissement public et (...) de la consommation", ajoutent-ils.
Un avis partagé par le courant Un Monde d'avance, qui revendique à lui seul une vingtaine de députés et estime que la politique actuellement menée par le gouvernement n'est en mesure ni de faire baisser le chômage ni de réduire les déficits.
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"La politique que nous suivons n'est pas la bonne, donc il faut changer de politique", a dit à Reuters son porte-parole, Guillaume Balas. "Le problème est qu'il faudrait que le président de la République soit convaincu que c'est possible."
"Il faut arrêter le pacte de responsabilité, il n'est de toute façon plus soutenu par une majorité de syndicats", ajoute-t-il dans une allusion au refus de la CFE-CGC de joindre sa signature à celles de la CFDT, de la CFTC et du patronat.
Il n'exclut pas que les députés affiliés aux quatre courants mais également d'autres élus non affiliés refusent de voter la confiance, le moment venu.
"Si c'est le pacte de responsabilité ancienne manière, tel qu'on nous le décrit aujourd'hui, on se posera la question, bien évidemment. Rien n'est assuré. D'autres se posent la même question", souligne Guillaume Balas.
(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)
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