Bouteflika envisage des réformes économiques s'il est réélu
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Bouteflika envisage des réformes économiques s'il est réélu
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PARIS (Reuters) - Victime d'un accident vasculaire cérébral l'an passé, le président algérien Abdelaziz Bouteflika est suffisamment remis pour gouverner et envisage des réformes économiques s'il est réélu le 17 avril, a déclaré son porte-parole de campagne.
Amara Benyounès, qui est également ministre de l'Industrie et de l'Investissement, faisait campagne dimanche à Paris pour mobiliser l'importante diaspora algérienne en France.
Interrogé par Reuters, il a démenti que le chef de l'Etat, qui brigue un quatrième mandat à l'âge de 77 ans mais n'est que très rarement apparu en public depuis son AVC, soit incapable de diriger le pays.
"Son état de santé s'améliore. Il ne va pas gérer l'Algérie avec ses pieds mais avec sa tête et elle fonctionne très bien", a déclaré Amara Benyounès.
"Nous considérons que le président Bouteflika est le plus apte pour diriger le pays dans ce moment d'incertitude et de turbulence dans la région," a-t-il dit.
L'Algérie a échappé aux troubles et révolutions qui ont secoué le monde arabe en 2011, en grande partie en raison du besoin de stabilité des Algériens après les années noires de la guerre civile des années 1990.
"Nous avons été pendant longtemps le pays instable et nous sommes devenus maintenant la puissance régionale la plus stable d'Afrique du Nord et nous voulons pas perdre cette stabilité", a dit Amara Benyounès.
L'Algérie "n'est pas une république bananière", a poursuivi le porte-parole de campagne de Bouteflika. "C'est un pays avec des institutions fortes, solides, crédibles."
Après des décennies de contrôle étatique de l'économie, l'Algérie a besoin de réformes visant notamment à attirer davantage d'investisseurs, a déclaré le ministre de l'Industrie et de l'Investissement.
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Il a également plaidé pour un plan de relance de l'économie afin de s'attaquer au chômage des jeunes tout en privilégiant les investissements dans l'industrie - en particulier le gaz de schiste qui intéresse des entreprises françaises et américaines - et l'agriculture.
"Nous sommes conscients qu'il y a un climat d'affaires à améliorer, des efforts importants à faire pour attirer les investissements étrangers, débureaucratiser", a déclaré Amara Benyounès. "L'Algérie est en train de retrouver la confiance des grandes entreprises. Ces investissements sont très importants car nous les considérons comme étant des locomotives."
(John Irish; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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