Cameron affaibli par la démission de la ministre de la Culture
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LONDRES (Reuters) - La position du Premier ministre britannique, David Cameron, s'est trouvée affaiblie mercredi avec la démission de sa ministre de la Culture Maria Miller, qu'il avait toujours refusé de désavouer malgré un scandale de notes de frais.
L'affaire Maria Miller est d'autant plus embarrassante pour le gouvernement que les conservateurs préparent actuellement le scrutin européen de mai et, à plus long terme, les élections générales de 2015.
Les sondages en vue des européennes ne sont guère favorables aux Tories, en troisième position derrière les anti-européens du Parti de l'Indépendance (UKIP) et les travaillistes du Labour.
L'UKIP a profité de ce scandale pour dénoncer une erreur de jugement "catastrophique" de David Cameron et la cupidité de la classe politique dans son ensemble, déjà entachée par une affaire retentissante de notes de frais en 2009.
Lors de vifs échanges au Parlement, les travaillistes ont également critiqué l'attitude du chef du gouvernement, accusé d'avoir maintenu Maria Miller en place alors même qu'un rapport demandait à la ministre le remboursement de sommes indûment perçues.
"Il ne comprend toujours pas ce qu'elle a fait de mal", a dénoncé Ed Miliband, chef de file des travaillistes.
"L'opinion publique a été très choquée dans la mesure où personne ne serait posé la question de son maintien si un tel cas s'était présenté dans n'importe quel autre domaine que la politique. Comment se fait-il que (David Cameron) ait été la dernière personne du pays à se rendre compte que sa position était intenable?", a-t-il ajouté.
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La nomination d'un homme, l'ancien banquier Sajid Javid, à la place de Maria Miller, a aussi valu des critiques au Premier ministre, qui ne compte plus que trois femmes dans son équipe gouvernementale, sur 22 membres.
(Andrew Osborn; Simon Carraud pour le service français, édité par Bertrand Boucey)
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