Bamako veut renouer le dialogue avec les groupes du nord
reuters.com

Bamako veut renouer le dialogue avec les groupes du nord
reuters.com
reuters.com

Bamako veut renouer le dialogue avec les groupes du nord
reuters.com
BAMAKO/DAKAR (Reuters) - Le nouveau Premier ministre du Mali Moussa Mara, nommé le 5 avril, s'est engagé mardi à relancer le dialogue avec les groupes armés du nord du pays.
Parallèlement, quatre de ces groupes armés ont, dans un geste rare, publié un communiqué commun dans lequel ils expriment l'intention d'"harmoniser" leurs projets et annoncent qu'ils discuteront à ce sujet avec l'Algérie voisine.
Les Touaregs du nord désertique du Mali entrent régulièrement en rébellion et leur dernier soulèvement a été mis à profit au début de l'année 2012 par des groupes islamistes pour s'emparer de cette partie du pays, dont ils ont été délogés à la suite de l'intervention des soldats français de l'opération Serval.
"Nous allons inviter les groupes armés mais aussi les représentants légitimes du Nord afin que tout accord ait les plus grandes chances d'être le dernier en faveur du nord du Mali", a déclaré le nouveau Premier ministre dans son discours de politique générale.
Moussa Mara n'a toutefois pas fourni de calendrier.
Un porte-parole des "mouvements de l'Azawad", terme par lequel les Touaregs désignent la région qu'ils revendiquent, a pour sa part déclaré que quatre groupes armés allaient participer à une réunion préparatoire avec l'Algérie, soit à Tamanrasset, dans le sud algérien, soit à Alger.
"Nous avons sollicité l'Algérie pour faciliter une rencontre avec l'ensemble des mouvements afin d'harmoniser notre programme et créer un bloc en vue des négociations", écrit Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun dans un courriel adressé à Reuters.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Cette déclaration d'unité survient à la suite d'une scission en mars au sein du mouvement touareg, avec la création d'un groupe dissident par Ibrahim Ag Mohamed Assaleh à la suite de son départ du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).
La présence de milliers de militaires français et de casques bleus de l'Onu, déployés dans le cadre de la Minusma, n'a pas mis fin aux attaques isolées de combattants islamistes dans le nord du Mali.
Quatre soldats maliens ont été grièvement blessés lundi lorsque leur véhicule a sauté sur une mine près d'Ansongo, a-t-on appris mardi de source militaire à Gao.
(Adama Diarra, Emma Farge et Tiemoko Diallo; Bertrand Boucey pour le service français)
reuters.com