L'Assemblée nationale tunisienne adopte une loi électorale
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TUNIS (Reuters) - L'Assemblée nationale tunisienne a adopté jeudi une nouvelle loi électorale, l'une des dernières réformes prévues dans l'optique de l'établissement d'une démocratie en bonne et due forme, après la chute du président Zine Ben Ali début 2011.
L'adoption de cette loi va permettre aux autorités de fixer la date des premières élections depuis que le pays s'est doté, à la fin janvier, d'une nouvelle Constitution, saluée comme un modèle de transition démocratique.
Cent trente-deux députés de l'Assemblée nationale, qui compte 217 sièges, ont voté en faveur de la loi, et 11 se sont prononcés contre.
"C'est une étape importante", a estimé Mehrzia Labidi, vice-présidente de l'assemblée.
Le parti islamiste modéré Ennahda a remporté les premières élections législatives de l'après Ben Ali et a formé le premier gouvernement consécutif à la "révolution du jasmin", mais l'assassinat de deux figures de l'opposition laïque a provoqué une sérieuse crise politique.
Ennahda et son grand rival, Nidaa Tounes, sont parvenus finalement à un compromis prévoyant que le parti islamiste quitte le pouvoir et que la nouvelle Constitution soit entérinée afin de permettre la tenue de nouvelles élections.
Le débat sur la loi électorale a été assombri par des désaccords sur un projet de mesure qui aurait exclu les anciens responsables de l'ère Ben Ali de toute candidature. Le mouvement Nidaa Tounes (Appel de la Tunisie) est dirigé par un ancien président du parlement du temps de l'ex-président.
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Même Ennahda était opposé à la mesure d'exclusion, afin de garantir l'achèvement du processus de démocratisation du pays, a déclaré le dirigeant du parti, Rached Ghannouchi, à la télévision tunisienne.
"Le rejet de l'exclusion politique est un message fort adressé pour dire que notre révolution continue, sans esprit de revanche", a dit Khemaïs Kessila, de Nidaa Tounes. "Cela montre que nous évitons toute division".
(Tarek Amara; Eric Faye pour le service français)
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