L'opposant Varela remporte la présidentielle au Panama
reuters.com

L'opposant Varela remporte la présidentielle au Panama
reuters.com
reuters.com

L'opposant Varela remporte la présidentielle au Panama
reuters.com
PANAMA (Reuters) - Le vice-président du Panama Juan Carlos Varela, passé dans l'opposition, a remporté dimanche l'élection présidentielle à l'issue d'une campagne qu'il a menée en s'appuyant sur les succès économiques du gouvernement sortant et en promettant plus de transparence.
Candidat du Parti Panamenista de centre-droit, Juan Carlos Varela est un ancien allié du président Ricardo Martinelli, qui ne pouvait se représenter. Il l'avait aidé à se faire élire en 2009 avant qu'une brouille ne le conduise dans l'opposition.
Il a été proclamé vainqueur du scrutin par la cour électorale alors qu'un peu plus de 60% des bulletins avaient été dépouillés. Avec près de 40% des voix, il ne pouvait plus être battu par ses deux rivaux, le candidat du parti au pouvoir José Domingo Arias et celui de la gauche Juan Carlos Navarro.
Varela, âgé de 50 ans, prend les rênes d'un pays dont la croissance économique est vigoureuse et va notamment devoir superviser une vaste expansion du canal de Panama, brièvement mise en sommeil cette année en raison d'un différend sur son coût.
Le canal de Panama compte pour 8% du Produit intérieur brut de ce pays, plateforme d'échanges bancaires et commerciaux.
Il hérite d'un projet porté comme d'autres grands travaux par Ricardo Martinelli. Ce magnat de la grande distribution a donné de l'élan à son pays mais son le mandat a été terni par des accusations de corruption.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Durant sa campagne, Varela s'en est démarqué en affirmant qu'il "n'achèterait pas de soutien politique".
Il a en outre promis de réduire le coût de la vie et la pauvreté, qui touche encore un quart des quelque 3,7 millions de Panaméens malgré la plus forte croissance d'Amérique latine ces dernières années et un salaire minimum de 624 dollars, parmi les plus élevés de la région.
Le scrutin est apparu comme une sanction de Martinelli, qui soutenait José Domingo Arias, ministre sortant du Logement, dont le binôme pour le poste de vice-président n'était autre que l'épouse du chef d'Etat sortant.
(Christine Murray et Elida Moreno, Gregory Blachier pour le service français)
reuters.com