Boko Haram soupçonné de nouveaux enlèvements au Nigeria
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DUGURI Nigeria (Reuters) - Les islamistes armés du groupe Boko Haram sont soupçonnés d'avoir enlevé huit adolescentes supplémentaires dans le nord-est du Nigeria, en plus des 200 qu'ils détiennent depuis trois semaines, apprend-on mardi de sources policières et auprès d'habitants.
Ces jeunes filles, âgées de douze à quinze ans, ont été enlevées dans la nuit de lundi à mardi à Warabe, un village de la région de Gwoza où Boko Haram a son principal camp.
Outre les adolescentes, les assaillants sont repartis avec du bétail et de la nourriture volée aux habitants, a dit une source policière.
"Ils étaient nombreux et tous étaient armés. Ils sont arrivés à bord de deux camions aux couleurs de l'armée. Ils ont commencé à tirer dans notre village", a raconté Lazarus Musa, un habitant interrogé par téléphone.
Les Etats-Unis ont proposé d'envoyer une équipe au Nigeria pour aider le gouvernement. Le président nigérian Goodluck Jonathan estimé que cette proposition était bienvenue, a indiqué mardi le département d'Etat américain
Selon sa porte-parole Jen Psaki, l'ambassade des Etats-unis au Nigeria est "prête à constituer une cellule de coordination" qui comprendrait du personnel militaire américain et des spécialistes de l'enquête et des négociations dans les cas de prises d'otage.
Les islamistes détiennent déjà depuis trois semaines plus de 200 lycéennes enlevées le 14 avril dernier dans une école du village de Chibo, dans l'Etat de Borno, et leur chef, Abubakar Shekau, a déclaré dans une vidéo diffusée lundi qu'Allah lui avait dit de vendre comme esclaves.
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Les Nations unies ont mis en garde Boko Haram contre les conséquences d'un tel acte qui pourrait constituer un "crime contre l'humanité", les lois internationales interdisant toute forme d'esclavage ou d'esclavage sexuel.
"Cela signifie que quiconque s'en rend coupable peut être arrêté, inculpé, traduit en justice et emprisonné un jour ou l'autre", a déclaré le porte-parole du conseil des droits de l'homme de l'Onu, Rupert Colville.
"Ce n'est pas parce qu'ils (les chefs de Boko Haram) se sentent en sécurité aujourd'hui qu'ils le seront nécessairement dans deux, cinq ou dix ans", a-t-il dit pendant une conférence de presse mardi à Genève.
(Lanre Ola, avec Stéphanie Nebehay à Genève; Henri-Pierre André, Tangi Salaün et Danielle Rouquié pour le service français)
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