Attaque sanglante de Boko Haram, soutien US et français à Abuja
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Paris et Washington proposent leur aide contre Boko Haram
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Paris et Washington proposent leur aide contre Boko Haram
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par Lanre Ola
MAIDUGURI Nigeria (Reuters) - L'attaque menée lundi par les islamistes armés de la secte Boko Haram dans l'extrême nord-est du Nigeria, près de la frontière camerounaise, a fait au moins 125 morts, a-t-on appris de source policière.
L'attaque contre la ville de Gamburu, dont les détails commencent à parvenir, intervient au moment où le mouvement islamiste multiplie les coups de force comme l'enlèvement de plus de 200 lycéennes que la secte entend vendre comme esclaves.
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont annoncé tour à tour l'envoi d'équipes spécialisées pour aider les forces de sécurité nigérianes à retrouver les otages.
D'après un policier participant à la récupération des corps à Gamburu, les assaillants, vêtus de treillis militaires, ont pris position autour de la ville lundi avant le lever du jour.
Ils ont ouvert le feu à l'arme automatique sur le marché avant d'incendier maisons et véhicules. Certaines des victimes ont été égorgées, ont rapporté des témoins et des survivants.
L'assaut souligne l'incapacité des forces nigérianes de sécurité à assurer la protection des populations civiles dans cette région reculée du pays.
C'est dans ce même secteur de l'Etat de Borno que Boko Haram a de nouveau enlevé la semaine dernière des jeunes filles âgées de douze à quinze ans, quatre semaines après le rapt de plus de 200 lycéennes à Chibok qui a suscité la réprobation d'une partie de la communauté internationale.
Le chef du mouvement islamiste, Abubakar Shekau, a annoncé lundi que les jeunes filles capturées le 14 avril seraient vendues comme esclaves.
LA FRANCE ENVOIE UNE ÉQUIPE SUR PLACE
La secte islamiste a également revendiqué l'attentat qui a fait 75 morts ce même 14 avril dans la banlieue d'Abuja, la capitale fédérale, où s'est ouvert mercredi sous haute sécurité le Forum économique africain.
Boko Haram, dont le nom fustige "l'impureté de l'éducation occidentale", a pris les armes en 2009 pour réclamer la création d'un Etat islamique dans le nord-est du pays.
Mais avec l'enlèvement et l'annonce de la vente à venir de ces adolescentes, la réaction d'une partie de la communauté internationale est montée d'un cran.
Barack Obama a ainsi estimé que "cet enlèvement pourrait bien être l'événement qui contribuera à mobiliser la communauté internationale tout entière pour finalement entreprendre quelque chose contre cette organisation horrible".
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Les Etats-Unis ont annoncé que le gouvernement nigérian avait accepté que des experts militaires et civils américains participent aux recherches des jeunes otages. La Grande-Bretagne va également envoyer une équipe réduite.
En France, François Hollande a dénoncé lors du conseil des ministres "un des terrorismes les plus atroces" et promis que "la France fera tout pour aider le Nigeria à pourchasser ce groupe et à retrouver les otages".
A l'issue d'un entretien téléphonique avec son homologue nigérian Goodluck Jonathan, le président français a annoncé mercredi soir l'envoi sur place d'une équipe spécialisée ainsi que la mise à la disposition du Nigeria des moyens d'observation français.
"La France se tient à la disposition des pays de la région pour organiser une réunion sur la sécurité", a indiqué l'Elysée dans un communiqué.
(Avec Steve Holland à Washington, Elizabeth Pineau et Jean-Philippe Lefief à Paris, édité par Yves Clarisse et Henri-Pierre André)
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