La présidente lituanienne devra passer par un second tour
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La présidente lituanienne devra passer par un second tour
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VILNIUS (Reuters) - La présidente lituanienne Dalia Grybauskaite est arrivée largement en tête de l'élection présidentielle de dimanche mais elle devra passer par un second tour pour décrocher un second mandat faute d'avoir atteint la barre de 50% des suffrages exprimés.
Après dépouillement de 97% des bulletins de vote, Dalia Grybauskaite, réputée pour son franc parler et ses critiques acerbes à l'égard de la Russie, avait recueilli 45,8% des voix, a annoncé lundi la commission électorale.
Elle sera opposée dans deux semaines au social démocrate Zigmantas Balcytis, qui bénéficie du soutien du Premier ministre Algirdas Butkevicius et a obtenu 13,7% au premier tour.
"Les électeurs ont décidé qu'il y aurait un second tour. Je tiens à remercier tous les Lituaniens pour m'avoir accordé près de 47% des voix, c'est un beau témoignage de confiance", a déclaré la présidente sortante à la presse.
Malgré ce contre-temps, Dalia Grybauskaite semble assurée d'être reconduite à la présidence lituanienne.
Ses diatribes contre l'intervention de Moscou en Ukraine ont fait mouche dans cette ancienne république soviétique qui a assisté avec inquiétude à l'annexion de la Crimée, en mars. En Lituanie comme les autres Etats baltes vit une minorité russophone.
Parlant d'une menace pour l'existence même de la petite république, Dalia Grybauskaite a fait de la lutte contre la dépendance à l'égard du gaz russe l'une des priorités de sa présidence.
Âgée de 58 ans et ceinture noire de karaté, sa cote de popularité est restée très élevée tout au long de son premier quinquennat. Avant qu'elle n'annonce son intention d'en briguer un deuxième, on parlait d'elle pour l'un des postes à responsabilité de l'Union européenne.
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"Les Lituaniens aiment son style, sa rudesse assumée, sa détermination, l'aisance avec laquelle elle peut remettre n'importe quel ministre à sa place", analyse Kestutis Girnius, maître de conférence à l'Institut des relations internationales et des sciences politiques de Vilnius.
(Andrius Sytas, Jean-Philippe Lefief et Tangi Salaün pour le service français)
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