Le président nigérian exclut un échange pour les lycéennes
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DAKAR (Reuters) - Le président nigérian Goodluck Jonathan a exclu mercredi l'idée d'un échange entre les lycéennes enlevées le mois dernier par des militants de Boko Haram et des prisonniers dont les membres de la secte islamiste demandent la libération.
"Il (Goodluck Jonathan) a clairement fait savoir qu'il n'y aurait pas de négociations avec Boko Haram impliquant un échange entre les lycéennes enlevées et des prisonniers", a déclaré Mark Simmonds, ministre britannique des Affaires africaines, devant la presse.
Le groupe islamiste a publié lundi une vidéo proposant la libération des quelque 200 lycéennes enlevées le 14 avril dans une école du village de Chibok dans le nord-est du Nigeria contre celle de prisonniers.
Les ravisseurs avaient kidnappé 276 écolières, mais certaines avaient réussi à s'échapper.
Le gouvernement nigérian s'est déclaré prêt mardi à négocier avec la secte islamiste. Le président Jonathan a, lui, demandé au Parlement de reconduire pour six mois l'état d'urgence dans trois Etats du nord-est du pays.
L'enlèvement a provoqué une réaction internationale, notamment sur le réseau social Twitter avec le "hashtag" #BringBackOurGirls. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et Israël ont proposé leur aide et l'envoi d'experts sur place.
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Londres a par ailleurs offert une assistance de surveillance aérienne et la proposition a été acceptée, a dit Simmonds.
(Matthew Mpoke Bigg; Pierre Sérisier pour le service français)
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