Sanctions américaines contre cinq responsables centrafricains
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WASHINGTON (Reuters) - Le président Barack Obama a imposé des sanctions à cinq des responsables des violences et des violations des droits de l'homme en République centrafricaine, dont l'ancien président François Bozizé, a annoncé la Maison blanche.
Outre l'ex-chef de l'Etat, renversé par l'alliance rebelle musulmane Séléka en mars 2013 mais accusé d'avoir orchestré les violences qui ont précipité l'intervention de l'armée française en décembre, les Etats-Unis ont placé sur liste noire un de ses proches, Lévy Yakété, chef des miliciens chrétiens "anti-balaka".
Deux dirigeants de la Séléka, l'ancien président par intérim Michel Djotodia et l'ex-ministre de la sécurité Noureddine Adam font également l'objet d'un gel des avoirs et d'une interdiction de visa, de même qu'Abdoulaye Miskine, chef des rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain.
"La multiplication des attaques perpétrées par les milices musulmanes et chrétiennes ont plongé la Centrafrique dans une crise d'une proportion désastreuse", a commenté la Maison blanche dans un communiqué.
Cette décision de Barack Obama intervient quelques heures après la mort d'une jeune photographe française, Camille Lepage, apparemment tombée dans un "guet-apens" dans l'ouest de la Centrafrique. [
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François Bozizé, Lévy Yakété et Noureddine Adam avaient déjà été sanctionnés vendredi par le comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies.
(Roberta Rampton; Tangi Salaün pour le service français)
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