Accord Bogota-Farc sur l'éradication du trafic de drogue
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LA HAVANE (Reuters) - Le gouvernement colombien et les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) sont parvenus vendredi à un accord sur l'élimination du trafic de drogues, troisième des cinq chapitres des négociations de paix censées mettre un terme à un demi-siècle de guérilla.
Cette avancée, à neuf jours de l'élection présidentielle du 25 mai, est un sérieux avantage pour Juan Manuel Santos qui briguera un second mandat lors d'un scrutin dont les sondages indiquent qu'il sera le plus serré de ces vingt dernières années.
Les discussions sur les moyens d'éradiquer la production du cocaïne en Colombie sont terminées, a dit à Reuters une source de l'Office du Haut Commissaire pour la paix, qui représente le gouvernement de Bogota aux négociations menées à La Havane.
Les Farc ont annoncé de plus un cessez-le-feu entre le 20 et le 28 mai, couvrant donc l'élection présidentielle. "Nous ordonnons à toutes nos unités de cesser toute action militaire offensive contre les forces armées ou les infrastructures économiques à compter du mardi 20 mai, 00h00, et jusqu'au mercredi 28 mai, minuit", a déclaré Pablo Catabumbo, un des chefs des Farc, s'exprimant devant la presse à La Havane.
Les discussions entre le gouvernement et les Farc ont été amorcées en novembre 2012 à Cuba.
Avant l'accord sur le narcotrafic, les négociateurs s'étaient entendus sur une réforme agraire et sur la participation des rebelles dans la vie politique colombienne.
Deux chapitres restent ouverts : l'indemnisation des victimes d'une guerre qui a fait plus de 200.000 morts depuis 1964 et le mécanisme qui permettra de mettre fin au conflit en réglant notamment la question des armes.
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(Nelson Acosta, avec Luis Jaime Acosta et Helen Murphy à Bogota, Henri-Pierre André pour le service français)
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