Deux explosions font dix morts à Nairobi
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Deux explosions font quatre morts à Nairobi
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Deux explosions font quatre morts à Nairobi
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NAIROBI (Reuters) - Deux explosions consécutives ont fait au moins dix morts et près de 70 blessés vendredi sur un marché bondé de Nairobi, rapportent les services de secours kényans.
La première explosion a frappé un matatu (minibus), semant la panique alentour. La deuxième s'est produite près du même marché.
La police a annoncé l'arrestation de deux suspects.
Aucune revendication n'a été formulée.
En septembre dernier, une prise d'otages revendiquée par les islamistes somaliens d'Al Chabaab a fait 67 morts dans un centre commercial de la capitale.
Le Kenya, important allié des Occidentaux dans la région, a été touché par une série d'attentats depuis l'envoi de ses troupes en Somalie pour combattre les Chabaab et tenter de mettre fin à leurs incursions régulières en territoire kényan parfois suivies d'enlèvements.
Les attentats contre le Kenya ont en général lieu à Mombasa, ville portuaire très prisée des touristes, ou à Nairobi, la plupart du temps dans le quartier d'Eastleight, peuplé de Somalis.
Les attentats de vendredi ont également été commis près d'Eastleight.
Conséquence économique des deux explosions de vendredi, une importante conférence sur les télécoms, East African Com, qui devait se tenir la semaine prochaine à Nairobi, a été annulée.
Il y a quelques jours, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l'Australie avaient invité leurs ressortissants présents au Kenya à la vigilance, ce qui avait suscité une vive réaction à Nairobi. Plusieurs centaines de touristes ont quitté plus tôt que prévu leur lieu de vacances sur l'océan Indien.
Le président Uhuru Kenyatta a appelé les Kényans à aider le gouvernement à lutter contre le "terrorisme" et a critiqué les appels des Occidentaux à la vigilance qui, dit-il, "ne font que renforcer la volonté des terroristes".
"Le terrorisme n'est pas un mal né au Kenya. Le terrorisme est un phénomène mondial", a déclaré vendredi lors d'une conférence de presse, peu après les explosions.
(Drazen Jorgic et Humphrey Malalo; Jean-Philippe Lefief et Danielle Rouquié pour le service français)
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