Aucun progrès dans les négociations sur le nucléaire iranien
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Négociations difficiles sur le nucléaire iranien à Vienne
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Négociations difficiles sur le nucléaire iranien à Vienne
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par Justyna Pawlak
VIENNE (Reuters) - La quatrième séance des négociations multilatérales sur le programme nucléaire iranien s'est achevée vendredi à Vienne sans enregistrer de progrès, a annoncé le vice-ministre iranien des Affaires étrangères.
Malgré "des discussions sérieuses et constructives", les divergences de vue entre la République islamique, d'une part, et le groupe P5+1, de l'autre, n'ont pas pu être surmontées, a expliqué Abbas Araqchi devant la presse.
"Nous ne sommes pas parvenus au point de commencer à rédiger un projet d'accord final", a-t-il ajouté à l'issue de trois journées d'entrevues avec les délégations du groupe des Six (Etats-Unis, Russie, France, Chine, Grande-Bretagne et Allemagne).
Pour la première fois depuis le début de ces négociations, en février, Catherine Ashton, la Haute Représentante de l'UE pour la politique étrangère qui coordonne les discussions au nom du P5+1, et Mohammad Javad Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères, ont choisi de ne pas se montrer à la conférence de presse commune.
Face à ce résultat, un responsable américain a estimé que les pourparlers avaient besoin d'"un réalisme supplémentaire" dans le cadre de ce qui s'apparente à un processus "lent et difficile".
"Le temps n'est pas illimité", a rappelé ce responsable ajoutant que les discussions devraient reprendre au mois de juin, à une date non encore précisée.
Selon lui, toutes les parties en présence souhaitent que soit respectée la date butoir du 20 juillet, fin de la période de transition de six mois à l'issue de laquelle un accord définitif doit être trouvé.
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Ce calendrier de négociation a été fixé par l'accord provisoire conclu en novembre entre les Iraniens et le groupe des Six.
URANIUM ENRICHI
"Dans toute négociation, il y a des bons et des mauvais jours, il y a des hauts et des bas. Nous sortons d'un moment de grande difficulté, mais ce n'était pas totalement inattendu", a ajouté ce responsable américain. "Nous n'en sommes qu'au début du processus d'élaboration (de l'accord définitif) et il nous faut parcourir un chemin important."
Les Iraniens doivent s'engager à réduire certaines activités contenues dans leur programme nucléaire en échange d'une levée progressive des sanctions fixées par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu.
Le principal point d'achoppement semble porter sur les centrifugeuses servant à enrichir l'uranium. Hautement enrichi, l'uranium peut servir à fabriquer des armes nucléaires.
Les pays du P5+1 réclament de l'Iran qu'il limite ses activités nucléaires sensibles, en particulier l'enrichissement d'uranium, afin de ne pas être en mesure de fabriquer rapidement une bombe s'il en prenait la décision.
La République islamique rejette les soupçons occidentaux selon lesquels elle souhaite se doter d'une capacité nucléaire militaire.
Assurant que son programme est purement civil, elle veut accroître le nombre de ses centrifugeuses servant à enrichir l'uranium afin d'alimenter en combustible un réseau de centrales électriques nucléaires.
"Des désaccords importants subsistent. L'Iran a encore certaines décisions difficiles à prendre. Nous nous inquiétons de voir que cela n'avance pas et que le temps est compté", a résumé un responsable américain.
(avec Louis Charbonneau, Fredrik Dahl et Parisa Hafezi, Jean-Stéphane Brosse, Bertrand Boucey et Pierre Sérisier pour le service français, édité par Henri-Pierre André)
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