Pékin impute l'attentat d'Urumqi aux séparatistes du Turkestan
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Pékin impute l'attentat d'Urumqi aux séparatistes du Turkestan
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PEKIN (Reuters) - La police chinoise a imputé aux séparatistes du Mouvement islamique du Turkestan oriental l'attaque de la gare d'Urumqi, la capitale du Xinjiang, qui a fait trois morts le mois dernier, rapporte dimanche l'agence officielle de presse Chine nouvelle.
C'est la première fois que les séparatistes armés sont directement mentionnés par le pouvoir chinois dans l'attaque à la bombe et à l'arme blanche qui a également fait 79 blessés. Pékin attribuait jusqu'alors l'attaque à deux "extrémistes religieux" tués lors de l'assaut.
Sept suspects ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête.
Le Xinjiang, dans l'extrême ouest de la Chine, compte une importante communauté ouïghoure, de confession musulmane.
Depuis un an, les violences y ont fait une centaine de morts. En mars dernier, 29 personnes ont été tuées lors d'une attaque à l'arme blanche menée par des extrémistes dans une gare de la ville de Kunming.
D'après le groupe de surveillance et de renseignement SITE, qui analyse les réseaux islamistes sur internet, l'attaque d'Urumqi a été revendiqué par le Parti islamique du Turkestan (PIT), que les autorités chinoises assimilent au Mouvement islamique du Turkestan oriental.
Considéré comme une organisation terroriste par les Nations unies, le Mouvement islamique du Turkestan oriental serait lié à Al Qaïda mais les experts en sécurité s'interrogent sur la force de ces liens présumés.
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(Sui-Lee Wee et Xiaoyi Shao; Henri-Pierre André pour le service français)
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