L'armée malienne veut reprendre la ville de Kidal
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BAMAKO (Reuters) - L'armée malienne se prépare à lancer une contre-offensive pour reprendre la ville de Kidal, dans le nord du pays, passée durant le week-end sous le contrôle des séparatistes touaregs.
Les combattants du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont tué huit soldats maliens durant des affrontements samedi dans la ville et pris en otages une trentaine de fonctionnaires, qu'ils ont libérés lundi, a annoncé Radhia Achouri, porte-parole de la Minusma, la mission de l'Onu sur place.
Huit civils, dont six fonctionnaires, ont également été tués lors de l'assaut mené par les rebelles contre le siège du gouvernorat de Kidal, alors que le Premier ministre malien, Moussa Mara, était en visite dans la ville.
"Nous avons convaincu le chef de l'Etat qu'il était hautement souhaitable (...) que Kidal soit totalement sous le contrôle de l'Etat malien", a dit Moussa Mara lors d'une allocution télévisée dimanche soir.
Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, devait à son tour s'adresser à la Nation lundi soir.
"L'armée et les rebelles renforcent leurs positions", a déclaré lundi un élu de Kidal, retranché chez lui.
Le porte-parole du MNLA, Attaye Ag Mohamed, a démenti que le mouvement ait renoué une alliance avec des groupes islamistes armés, comme l'affirment les autorités maliennes.
"Il peut dire ce qu'il veut, il ne cherche qu'à tromper le peuple malien", a-t-il dit à propos du gouvernement de Bamako.
En visite à Paris, la secrétaire d'Etat adjointe américaine chargée de l'Afrique, Linda Thomas-Greenfield, a fait part de la vive préoccupation des Etats-Unis.
"C'est important que le gouvernement continue de parler avec (le MNLA) et oeuvre à une réconciliation qui les ramènera tous les deux" dans le processus, a-t-elle dit.
(Tiémoko Diallo, Guy Kerivel pour le service français)
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