L'imam Abou Hamza al Masri jugé coupable de terrorisme
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L'imam Abou Hamza al Masri jugé coupable de terrorisme
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NEW YORK (Reuters) - L'imam radical Abou Hamza al Masri, extradé en octobre 2012 de Grande-Bretagne vers les Etats-Unis à l'issue de plusieurs années de marathon judiciaire, a été reconnu coupable de terrorisme lundi par un tribunal de Manhattan, après quatre semaines de procès.
Le jury de huit hommes et quatre femmes, qui a délibéré moins de deux jours, a jugé qu'Abou Hamza, 56 ans, était coupable des onze chefs d'inculpation qui le visaient.
Le verdict sera rendu en septembre et l'ancien prédicateur d'origine égyptienne de la mosquée londonienne de Finsbury Park risque la prison à perpétuité.
Abou Hamza, qui a perdu l'oeil gauche et les deux mains il y a de nombreuses années, était notamment accusé par la justice américaine de complot et prise d'otages pour l'enlèvement de 16 touristes, dont deux Américains, en 1998 au Yémen, et d'avoir voulu ouvrir un camp d'entraînement pour militants islamistes dans l'Oregon.
Il aurait fourni un téléphone satellitaire et des conseils aux preneurs d'otages du Yémen. Quatre des otages avaient été tués lors d'une opération de secours menée par l'armée yéménite.
Abou Hamza, de son vrai nom Moustafa Kamel Moustafa, avait par ailleurs envoyé deux de ses disciples dans l'Oregon pour y établir un camp islamiste, et un autre en Afghanistan pour y aider Al Qaïda et les taliban.
Pour ses avocats, Abou Hamza n'a jamais participé à aucun complot et tout ce qu'on peut lui reprocher, ce sont ses prêches enflammés et les interviews qu'il a donnés en Grande-Bretagne.
L'un de ses défenseurs, Joshua Dratel, a précisé qu'il allait faire appel.
Lors du procès, Abou Hamza a révélé qu'il a perdu l'oeil gauche et les mains accidentellement, en manipulant des explosifs au Pakistan il y a 21 ans. On avait longtemps cru qu'il avait été blessé en combattant les Soviétiques en Afghanistan.
(Joseph Ax, Guy Kerivel pour le service français)
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