L'Iran réduit ses stocks d'uranium enrichi, selon l'AIEA
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VIENNE (Reuters) - L'Iran a réduit de manière significative ses stocks de matériaux nucléaires sensibles conformément à l'accord intérimaire conclu avec le groupe P5+1 et commence à autoriser l'accès longtemps refusé à certaines informations, a dit vendredi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Ces constatations, qui figurent dans le rapport trimestriel de l'agence, devraient rassurer les Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) après une quatrième session infructueuse de négociations, la semaine dernière.
L'AIEA effectue des mises à jour mensuelles de ses observations sur le programme nucléaire mené par l'Iran.
En novembre, la République islamique a conclu avec les Six un accord transitoire visant à réduire les aspects jugés litigieux de son programme, en échange d'une levée progressive des sanctions imposées dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu.
Une période de six mois a été ouverte le 20 janvier pour tenter de trouver un accord sur les modalités de mise en oeuvre de cet accord. La date butoir pour la conclusion d'un accord définitif est donc fixée au 20 juillet.
Le rapport de l'AIEA montre que, depuis janvier, l'Iran a réduit ses stocks d'uranium hautement enrichi, étape essentielle sur la voie de l'acquisition de l'arme nucléaire, de plus de 80%, soit par conversion, soit par dilution. Le stock est désormais inférieur à 40 kg, alors que 250 kg sont nécessaires pour fabriquer une bombe.
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Les auteurs du rapport soulignent en outre qu'à l'occasion d'une réunion organisée cette semaine à Vienne la délégation iranienne a fourni à l'AIEA des explications qu'elle réclamait de longue date au sujet de recherches suspectes sur les détonateurs EBW (Explosive Bridge Wire).
"C'est la première fois depuis 2008 que l'Iran fournit des explications techniques à l'agence sur ce sujet ou sur toute autre question d'importance relative à un possible volet militaire de son programme nucléaire", disent-ils.
De source diplomatique proche du dossier, on parle d'une "coopération en constant progrès" de la part de Téhéran.
(Fredrik Dahl, Pierre Sérisier et Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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