Une vingtaine de soldats maliens tués dans l'assaut sur Kidal
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BAMAKO (Reuters) - Une vingtaine de militaires maliens ont été tués et une trentaine blessés lors de l'offensive menée par l'armée malienne en milieu de semaine pour tenter de reprendre le contrôle du fief séparatiste touareg de Kidal, a annoncé le ministère de la Défense.
Les combats sont les plus meurtriers depuis l'accord de paix provisoire signé l'an dernier entre le gouvernement et les séparatistes.
"Il y a eu des morts et des blessés des deux côtés. Nous avons eu une trentaine de blessés (...) et ensuite nous avons une vingtaine de morts, malheureusement", a déclaré Soumeylou Boubeye Maiga dans un discours diffusé à la télévision jeudi soir.
L'armée a lancé sa tentative de reconquête sur Kidal mercredi après l'attaque du bureau du gouverneur de la région par les séparatistes samedi dernier à l'occasion d'une visite dans la ville par le nouveau Premier ministre Moussa Mara.
Le gouvernement accuse les séparatistes, notamment ceux du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) d'avoir rétabli leurs anciennes alliances avec les groupes islamistes liés à Al Qaïda.
Le MNLA affirme contrôler au moins sept villes du nord du Mali en plus de Kidal, après le départ des soldats maliens qui se sont enfuis vers le Sud ou qui ont abandonné leurs positions pour se réfugier dans les camps de la force de maintien de la paix de l'Onu, la Minusma.
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La Minusma a dit avoir pris sous sa protection 62 soldats maliens dans sa base de Kidal et 290 autres dans la ville d'Aguelhok.
La mission dit avoir évacué par avion 61 soldats maliens blessés vers la ville de Gao dans le Nord et vers la capitale Bamako.
(Tiemoko Diallo et Adama Diarra; Danielle Rouquié pour le service français)
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