Le chef rebelle des ports pétroliers contre le gouvernement libyen
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Le chef rebelle des ports pétroliers contre le gouvernement libyen
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TRIPOLI (Reuters) - Le chef du mouvement d'occupation des ports pétroliers libyens a déclaré lundi qu'il ne reconnaissait pas le nouveau gouvernement du Premier ministre Ahmed Maïtik et suggéré que l'accord conclu avec le précédent gouvernement, pour mettre fin au blocus, pourrait être remis en question.
Ibrahim Djathran, qui réclame une plus grande autonomie pour l'Est libyen, sa région, avait conclu un accord avec le prédécesseur d'Ahmed Maïtik pour rouvrir peu à peu les ports, sous le contrôle de ses hommes depuis l'été dernier, pour permettre la reprise des exportations pétrolières.
Dans une déclaration à la chaîne de télévision exploitée par son mouvement fédéraliste, Ibrahim Djathran ne fait pas d'allusion directe à l'accord pétrolier, mais laisse entendre qu'un éventuel accord pourrait être menacé avec Ahmed Maïtik au gouvernement.
"Toutes les options sont sur la table", a-t-il dit. "Si le parlement maintient sa décision sur le nouveau gouvernement, alors nous adopterons une position différente de celle que nous avions précédemment."
Le Congrès général national (CGN), le parlement de transition libyen, a accordé dimanche sa confiance au nouveau gouvernement d'Ahmed Maïtik, soutenu par les islamistes mais contesté par les forces laïques rassemblées autour du général rebelle Khalifa Haftar.
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Ahmed Maïtik, homme d'affaires soutenu par les Frères musulmans, a lui-même été adoubé par le CGN il y a deux semaines au terme d'une séance houleuse. Ibrahim Djathran fait partie de ceux qui contestent sa légitimité.
La production pétrolière libyenne, qui s'élevait à 1,4 million de barils par jour l'été dernier, s'établissait lundi à 160.000 barils par jour.
Trois ans après le renversement de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye n'a toujours ni armée nationale, ni nouvelle Constitution et les autorités provisoires, minées par des querelles internes, sont incapables de mettre au pas les puissantes milices armées issues de la révolution.
(Ulf Laessing; Danielle Rouquié pour le service français)
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