Edward Snowden affirme avoir suivi une formation d'espion
reuters.com
reuters.com
WASHINGTON (Reuters) - L'ancien analyste Edward Snowden, à l'origine des révélations sur les programmes de surveillance menés par les Etats-Unis, dit avoir suivi une formation d'espion et travaillé comme agent infiltré de la CIA et de la NSA à l'étranger.
Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision NBC à Moscou où il est réfugié et enregistré mardi soir, Edward Snowden précise qu'il n'était pas simplement un analyste de rang subalterne.
"Les Etats-Unis tendent aujourd'hui à obtenir des renseignements plus nombreux et de meilleure qualité grâce aux ordinateurs plutôt que grâce aux individus, ce n'est pas un secret", explique-t-li, selon des extraits de son interview mis à disposition par la chaîne.
"J'ai été formé comme un espion au sens plutôt traditionnel du terme dans la mesure où je vivais et j'opérais comme agent infiltré à l'étranger. Je prétendais faire un boulot que je ne faisais pas et j'avais reçu une identité qui n'était pas la mienne", poursuit-il.
Le jeune homme se décrit comme un "expert technique". "Je ne travaillais pas avec d'autres personnes. Je ne recrutais pas d'agents. Je rendais des systèmes opérationnels pour les Etats-Unis. Et j'ai fait cela à tous les niveaux, du bas de l'échelle jusqu'au sommet".
Il dit avoir travaillé à l'étranger pour la NSA et pour la CIA et avoir enseigné dans un centre de formation au contre-espionnage.
"J'ai travaillé au développement de méthodes pour assurer la sécurité de nos informations et de nos agents dans les environnements les plus hostiles et les plus dangereux du monde", ajoute-t-il.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Edward Snowden, qui a fui Hong Kong pour trouver refuge en Russie l'an passé, aurait emporté avec lui environ 1,7 million de documents digitalisés.
Il a rendu publics certains de ces documents levant le voile sur le programme de surveillance mené par l'Agence nationale de sécurité américaine.
(Peter Cooney, Pierre Sérisier pour le service français)
reuters.com