Priorité pour l'Onu à la protection des civils au Soudan du Sud
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Priorité pour l'Onu à la protection des civils au Soudan du Sud
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NATIONS UNIES (Reuters) - Le Conseil de sécurité des Nations unies a autorisé mardi les casques bleus déployés au Soudan du Sud à se consacrer avant tout à la protection des populations civiles, quitte à user de la force pour remplir cette mission.
Un projet de résolution présenté par les Etats-Unis et adopté à l'unanimité par les quinze membres du Conseil "souligne que la protection des civils (...) doit être la priorité" de la mission de l'Onu dans le plus jeune Etat du globe, indépendant depuis juillet 2011.
Les combats font rage depuis décembre entre les forces du président Salva Kiir et les partisans de son rival Riek Machar, l'ancien vice-président, sur fond de rivalités ethniques.
Le Conseil de sécurité a autorisé la force de l'Onu sur place à "user de tous les moyens nécessaires" pour assurer la protection des populations civiles, enquêter sur les violations des droits de l'homme, faciliter la distribution de l'aide humanitaire et faire respecter un accord de cessation des hostilités.
Deux accords de cessez-le-feu ont déjà été signés entre les deux camps, en janvier et début mai, mais ont rapidement été remis en cause.
Dans un rapport publié début mai par la Minuss (Mission des Nations unies au Soudan du Sud), les Nations unies ont accusé aussi bien le gouvernement que les forces rebelles d'avoir commis des crimes contre l'humanité, dont des assassinats, des viols et autres violences sexuels, en cinq mois d'un conflit civil qui a fait des milliers de morts.
L'ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, Samantha Power, a exhorté le Conseil de sécurité à envisager d'imposer des sanctions ciblées sur le Soudan du Sud.
Fin décembre, le Conseil de sécurité avait approuvé un quasi-doublement du nombre de casques bleus présents dans le pays, à 12.500 soldats et 1.323 policiers, mais seulement près de la moitié des renforts ont été déployés jusqu'à présent.
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Mardi, le Conseil a prolongé de six mois le déploiement de renforts et autorisé l'envoi de nouveaux contingents. Selon des responsables de l'Onu, ces renforts proviendront majoritairement de pays d'Afrique de l'Est.
Plus d'un million de personnes ont dû fuir les combats au Soudan du Sud. Les Nations unies ont prévenu que plus d'un Sud-Soudanais sur trois, soit quatre millions de personnes, pourrait être menacé par la famine d'ici la fin de l'année, les violences ayant perturbé la saison des semis.
(Michelle Nichols; Guy Kerivel et Mathilde Gardin pour le service français)
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