Le Parlement d'Abkhazie demande la démission du président Ankvab
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MOSCOU (Reuters) - Le Parlement d'Abkhazie, région sécessionniste de Géorgie soutenue par Moscou, a adopté une motion demandant la démission du président Alexandre Ankvab, deux jours après la prise de contrôle par des manifestants du siège de l'administration présidentielle.
Plusieurs milliers de partisans de l'opposition s'étaient rassemblés mardi dans la capitale de la région, Soukhoumi, pour réclamer des réformes et la démission d'Alexandre Ankvab, qu'ils accusent de corruption et de mauvaise gestion.
Alexandre Ankvab n'avait pas, jeudi soir, réagi au vote, qui a eu lieu à main levée lors d'une session nocturne retransmise par la télévision russe. Vingt des 21 députés présents, sur les 35 que compte le Parlement, ont voté le texte, ont rapporté des agences de presse russes.
Les parlementaires ont aussi voté une motion de défiance envers le Premier ministre.
Seule une poignée de pays, dont la Russie, ont reconnu l'Abkhazie en tant qu'Etat indépendant. L'Abkhazie a fait sécession après un bref conflit armé entre la Russie et la Géorgie en août 2008.
"Si Alexandre Ankvab démissionne de son plein gré, nous sommes prêts à discuter de tous les sujets liés à sa sécurité et à son avenir", a déclaré un des chefs de file de l'opposition et ancien Premier ministre, Sergueï Shamba, selon des propos rapportés par Interfax.
"Il n'y aura pas de chasse aux sorcières. Ce qui est important aujourd'hui est d'unir le peuple et de combler le fossé qui se creuse dans la société abkhaze."
Mardi, le président abkhaze, alors en réunion avec des représentants de l'opposition, avait été contraint de quitter le palais présidentiel après l'irruption dans le bâtiment de manifestants qui ont brisé des portes et des vitres.
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Il a annoncé mercredi dans un communiqué qu'il dirigeait toujours le pays et qu'il cherchait des moyens de sortir de la crise.
Vladislav Sourkov, un proche conseiller du président russe Vladimir Poutine, et un ancien ministre russe de l'Intérieur se sont rendus jeudi en Abkhazie pour mener des discussions entre les représentants de l'opposition et Alexandre Ankvab, selon des médias russes.
(Steve Gutterman, Mathilde Gardin pour le service français)
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