Interdiction de manifester pour les lycéennes nigérianes à Abuja
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LAGOS (Reuters) - La police nigériane a annoncé lundi que les manifestations de soutien au groupe de lycéennes enlevées mi-avril par les islamistes de Boko Haram près de la frontière camerounaise étaient désormais interdites dans la capitale, Abuja, pour des raisons de sécurité.
Des manifestations ont lieu quasiment chaque jour pour protester contre la séquestration des lycéennes et l'inaction du gouvernement.
"Selon des informations qui nous sont parvenues, très bientôt, des éléments dangereux se joindront aux groupes sous le prétexte de manifester et mettront à feu des explosifs pour mettre le gouvernement dans l'embarras", a déclaré le chef de la police Joseph Mbu dans un communiqué.
Il a ajouté que l'endroit où ont lieu les manifestations, la "Fontaine de l'unité" s'était transformé en aire marchande et de pique-nique et était devenu une "nuisance".
Le gouvernement nigérian est régulièrement accusé de ne pas protéger les civils dans le nord-est du Nigeria, où sévit principalement Boko Haram. La secte islamiste a tué au moins 530 personnes depuis le 14 avril, le jour où ont été enlevées les lycéennes dans le village de Chibok, selon les calculs de Reuters.
Mais les autorités répondent que le sauvetage des lycéennes est rendu difficile parce que les jeunes filles ont vraisemblablement été séparées en groupes. Libérer un groupe, même sans faire de victimes, mettrait les autres en danger.
(Danielle Rouquié pour le service français, édité par)
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