La Chine dévoile son train à grande vitesse vers le Xinjiang
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TURPAN Chine (Reuters) - La Chine a dévoilé mardi son premier train à grande vitesse à destination du Xinjiang, région autonome ouïghoure de l'Ouest, riche en ressources minérales et où les attentats se sont multipliés ces derniers temps.
La ligne, qui reliera la ville de Lanzhou, dans le centre du pays, à la capitale du Xinjiang, Urumqi, est toujours en cours de test. Si le calendrier est respecté, elle sera en service dans un an, indiquent les autorités qui ont organisé un voyage pour présenter le train à la presse.
Il ne faudra alors plus qu'une trentaine d'heures pour faire le voyage Pékin-Lanzhou-Urumqi, contre 40 actuellement, a déclaré le vice-gouverneur du Xinjiang, Aierken Tuniyazi.
Selon Li Suping, chef adjoint du bureau de la sécurité des chemins de fer d'Urumqi, la sécurité de la ligne et des passagers est un défi mais peut être assurée par la police malgré la menace croissante des islamistes. A bord de chaque train, deux ou trois membres du personnel sont armés, précise-t-il.
De nombreux Ouïghours, minorité musulmane turcophone, se plaignent de la mainmise de Pékin sur leur culture et leur religion, et d'être les laissés-pour-compte du développement économique chinois.
Le mois dernier, cinq kamikazes ont attaqué un marché d'Urumqi, faisant 39 morts. Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier jamais perpétré au Xinjiang. Quelques semaines auparavant, une bombe avait explosé dans une gare ferroviaire d'Urumqi, faisant un mort et 79 blessés.
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Tout en renforçant massivement la sécurité, le gouvernement chinois a décidé d'investir dans le développement du Xinjiang, reconnaissant implicitement les racines économiques des troubles. La nouvelle ligne ferroviaire fait partie de cette stratégie.
Le vice-gouverneur Aierken Tuniyazi ne répond toutefois pas à la question de savoir si le nouveau train à grande vitesse ne reviendra pas à accélérer l'arrivée au Xinjiang des migrants Han, la majorité chinoise du pays, autre cause de mécontentement des Ouïghours.
(Michael Martina et Ben Blanchard; Danielle Rouquié pour le service français)
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