Les Roms toujours discriminés en Roumanie, selon un rapport
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STRASBOURG (Reuters) - Les stratégies d'intégration des Roms en Roumanie se heurtent à un manque de moyens et de volonté politique au niveau local, estime mardi la commission européenne contre le racisme et l'intolérance (Ecri), un organe du Conseil de l'Europe.
Dans un rapport publié à Strasbourg, cette commission d'évaluation constituée d'experts des différents Etats membres, regrette "l'absence quasi totale de crédits budgétaires nationaux (affectés à cette stratégie) qui puise principalement dans des financements de l'Union européenne".
L'Ecri s'inquiète également du "déficit de coordination entre les ministères" et du fait qu'une grande partie de cette politique relève de collectivités locales "réticentes à lancer des programmes en faveur des Roms, jugeant ces derniers impopulaires sur leur territoire".
"La ségrégation à l'école et la discrimination à l'encontre des élèves roms restent un sérieux motif de préoccupation", ajoute le rapport.
La situation reste également préoccupante dans les domaines de la santé et du logement.
Alors que les Roms constituent la catégorie sociale la plus pauvre en Europe de l'Est et une pomme de discorde entre l'Est et l'Ouest du fait des migrations que cette pauvreté engendre, la Commission européenne a fait de leur intégration l'un des objectifs de l'UE pour 2020.
Au-delà des aspects socio-économiques, les politiques d'intégration en Roumanie se heurtent aux discours xénophobes et discriminants qui sévissent dans l'espace public, affirme l'Ecri, l'insulte et la diffamation publique au motif de la discrimination raciale n'y étant pas un délit.
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"Certains membres de la classe politique et du Parlement ont tenu au cours de la période sous revue des propos dénigrants et soumis des propositions de loi racistes, suggérant notamment un lien entre les Roms et la criminalité, et leur reprochant de ne pas chercher à s'intégrer", constate l'Ecri, en s'inquiétant des faibles réactions suscitées par ces faits.
(Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)
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