Khodorkovski minimise l'efficacité des sanctions sur Poutine
reuters.com

Khodorkovski minimise l'efficacité des sanctions sur Poutine
reuters.com
reuters.com

Khodorkovski minimise l'efficacité des sanctions sur Poutine
reuters.com
PARIS (Reuters) - L'opposant russe Mikhaïl Khodorkovski minimise dans un entretien au Monde publié vendredi l'efficacité des sanctions adoptées contre l'entourage de Vladimir Poutine visant à faire pression sur le Kremlin dans le cadre de la crise ukrainienne.
"Poutine, lui, se fout des sanctions. Il se moque de son entourage", estime Mikhaïl Khodorkovski, réfugié en Suisse depuis sa libération en décembre après dix ans de prison.
L'Union européenne et les Etats-Unis ont imposé des sanctions à la Russie depuis l'annexion de la Crimée par Moscou en mars, l'accusant de chercher à déstabiliser le gouvernement constitué à Kiev après la chute de Viktor Ianoukovitch fin février.
Washington a ainsi sanctionné fin avril 17 sociétés russes et gelé les avoirs de sept proches du président russe, dont le patron du géant pétrolier Rosneft, Igor Setchine.
L'Union européenne a de son côté étendu mi-mai ses sanctions contre la Russie aux entreprises, visant notamment un proche de Vladimir Poutine, Viatcheslav Volodine, déjà sur la liste des personnalités sanctionnées par les Etats-Unis.
"Vous, vous vivez dans une société démocratique où l'entourage participe aux prises de décision", déclare Mikhaïl Khodorkovski. "Dans une société totalitaire, le dictateur n'a que faire des intérêts de son entourage, surtout des personnes n'appartenant pas à l'appareil sécuritaire."
Fin mai, Vladimir Poutine avait estimé que les sanctions occidentales avaient des conséquences sur l'activité des entreprises russes et avait accusé à demi-mot les Etats-Unis de vouloir en tirer un "avantage concurrentiel".
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Concernant les deux navires porte-hélicoptères français Mistral, dont la livraison à la Russie fait débat, l'ex-patron du groupe pétrolier Ioukos estime que tout dépend de la façon dont ces navires sont considérés par la France.
"S'il s'agit de navires de guerre armés, capables de créer une menace par exemple au large de la Géorgie et de l'Ukraine c'est une chose", estime l'ancien oligarque. "S'il s'agit d'offrir des breloques à des barbares idiots, c'en est une autre."
(Marine Pennetier, édité par Yann Le Guernigou)
reuters.com