Les partis égyptiens inquiets de la nouvelle loi électorale
reuters.com

Les partis égyptiens inquiets de la nouvelle loi électorale
reuters.com
reuters.com

Les partis égyptiens inquiets de la nouvelle loi électorale
reuters.com
LE CAIRE (Reuters) - Le président par intérim Adly Mansour a promulgué vendredi une loi qui ouvre la voie à des élections législatives cette année en Egypte mais qui, selon plusieurs partis politiques, entérine un retour au système électoral en vigueur à l'époque d'Hosni Moubarak.
L'un des principaux changements introduits par le texte législatif est le retour à une répartition dans laquelle les candidats individuels disposent de la majorité des sièges au parlement.
Parmi les 540 membres de l'assemblée, 420 seront désignés au scrutin uninominal tandis que 120 autres seront choisis sur des listes partisanes fermées.
Les observateurs politiques notent que ce découpage va affaiblir la position des partis politiques dans un pays où ils disposent de peu d'influence sur le terrain.
"Ce n'est absolument pas ce que nous attendions. Cela va affaiblir les partis politiques et permettre le retour d'un parlement similaire à celui que nous avions à l'époque de Moubarak", a commenté Khaled Daoud, porte-parole du parti al Dostour (libéral).
Le système en vigueur sous le règne de l'ancien raïs permettait à des personnes fortunées et populaires, le plus souvent liées au Parti national démocratique (PND) au pouvoir, de se présenter comme candidats "indépendants" en bénéficiant d'un réseau de soutiens locaux.
"Le système individuel favorise seulement ceux qui ont des moyens, qui ont beaucoup d'argent. En tant que nouveaux partis, nous ne pouvons pas rivaliser dans ces conditions", a expliqué Khaled Daoud.
"Nous allons voir revenir ceux qui ont de l'argent ou des relations familiales qui leur permettent de l'emporter. Il s'agit d'un réel revers pour les partis politiques en Egypte", a-t-il ajouté.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Abdel Fattah al Sissi, artisan de l'éviction du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, sera investi chef de l'Etat dimanche. L'ancien chef de l'armée égyptienne a été élu avec plus de 90% des suffrages le mois dernier.
(Asma Alsharif; Pierre Sérisier pour le service français)
reuters.com