Les Farc déclarent un cessez le feu électoral en Colombie
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Les Farc déclarent un cessez le feu électoral en Colombie
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BOGOTA (Reuters) - Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont annoncé samedi un cessez-le-feu courant du 9 au 30 juin, une période qui couvre le deuxième tour de l'élection présidentielle dont un des sujets brûlants sera la manière de mettre un terme à cinq décennies de conflit avec les rebelles marxistes.
Ce cessez-le feu de trois semaines a été annoncé dans une lettre ouverte, publiée sur le site internet des Farc, adressée au candidat de droite Oscar Ivan Zuluaga, qui s'est montré sceptique sur les négociations de paix entamées par le président sortant Juan Manuel Santos, également encore en lice.
"Nous voulons annoncer au pays (...) notre décision de déclarer un nouveau cessez-le-feu unilatéral à l'occasion du deuxième tour des élections pour la présidence de la République", lit-on dans la lettre, signée par le chef des Farc Timoleon Jimenez, également connu sous le nom Timochenko.
Oscar Ivan Zuluaga est le candidat adoubé par l'ancien président Alvaro Uribe, qui, avec l'appui des Américains, avait lancé une campagne militaire sans précédent contre les Farc.
Cette action aurait divisé par deux les effectifs des Farc, tombés à environ 8.000.
Juan Manuel Santos a entamé des négociations avec les Farc à la Havane, la capitale cubaine, à la fin de 2012. Les rebelles combattent toutefois toujours les forces gouvernementales, ayant rejeté le principe d'un cessez-de-feu unilatéral tant que l'Etat ne fait pas taire les armes de son côté.
Ceci étant dit, les Farc avaient déjà déclaré un cessez-le-feu d'une semaine autour de la période couvrant le premier tour de l'élection présidentielle, qui s'est tenu le 25 mai.
Oscar Ivan Zuluaga avait recueilli 29,3% des suffrages contre 25,7% pour Juan Manuel Santos.
Le second tour est programmé le 15 juin. Trois sondages publiés jeudi et vendredi suggèrent que le scrutin prévu la semaine prochaine s'annonce serré.
Le 30 mai, Oscar Ivan Zuluaga a opéré un revirement sur le dossier des Farc, déclarant qu'il ne suspendrait pas les négociations de paix entamées avec les rebelles s'il était élu à l'issue du second tour.
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(Peter Murphy, Benoît Van Overstraeten pour le service français)
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