Quinze ans de prison pour l'opposant égyptien Alaa Abdel Fattah
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Quinze ans de prison pour l'opposant égyptien Alaa Abdel Fattah
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LE CAIRE (Reuters) - L'opposant et blogueur égyptien Alaa Abdel Fattah, accusé notamment d'infraction à la législation sur les manifestations politiques, a été condamné mercredi à 15 ans de prison, a annoncé son avocat.
Vingt-quatre autres personnes, inculpées dans la même affaire, ont été condamnées à la même peine.
Arrêté le 28 novembre dernier, Alaa Abdel Fattah, 33 ans, est l'une des figures du soulèvement qui a chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak début 2011.
La militante des droits de l'homme Asmaa Mahfouz s'est élevée contre la rigueur des condamnations.
"Quinze ans de prison pour avoir manifesté ????? Et quoi donc pour ceux qui tuent, ceux qui volent l'argent des pauvres, ceux qui violent des filles sur la place (Tahrir)?" écrit-elle sur son compte Twitter.
"Tant que cela durera, il ne pourra pas y avoir d'Etat", ajoute-t-elle.
Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi a donné instruction au ministère de l'Intérieur de faire appliquer avec vigueur une nouvelle loi contre le harcèlement sexuel après l'arrestation de sept hommes soupçonnés d'avoir agressé des femmes lors des célébrations suivant son investiture dimanche au Caire.
"Au lieu de répondre à l'urgent besoin de réformes, les autorités égyptiennes se livrent depuis un an à une répression d'une ampleur sans précédent dans l'histoire moderne de l'Egypte", a déclaré pour sa part Hassiba Hadj-Sahraoui, directrice adjointe pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord à Amnesty International.
"Maintenant que le président Al Sissi a officiellement pris les rênes du pouvoir, il devrait mettre fin à de tels excès", a-t-elle ajouté.
En janvier dernier, Alaa Abdel Fattah avait été condamné avec onze autres opposants à un an de prison avec sursis pour le saccage du siège de campagne du candidat Ahmed Chafik avant le second tour de l'élection présidentielle qui opposa ce dernier à l'islamiste Mohamed Morsi en 2012.
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La loi égyptienne sur les manifestations, adoptée l'an dernier, est dénoncée par les organisations de défense des droits de l'homme comme un recul en matière de respect des libertés publiques par rapport aux acquis de la "révolution du Nil" de 2011.
Ce texte interdit les rassemblements dans les lieux de culte et permet au ministère de l'Intérieur d'opposer son veto à tout rassemblement de plus de dix personnes.
(Michael Georgy, Guy Kerivel pour le service français)
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