Incident aérien: Pékin renvoie la balle dans le camp nippon
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PEKIN (Reuters) - Les autorités chinoises ont estimé jeudi que les accusations du Japon sur le passage d'avions militaires chinois "anormalement près" d'appareils de l'armée de l'air nipponne en mer de Chine orientale étaient destinées à "tromper la communauté internationale".
Pour le ministère chinois de la Défense, les décisions prises par les pilotes japonais étaient "dangereuses et de nature manifestement provocatrices", a déclaré le ministère sur son site internet.
Tokyo a élevé une protestation à la suite du passage d'avions militaires chinois "anormalement près" d'avions de chasse japonais mercredi au-dessus de la mer de Chine orientale, a déclaré le ministre nippon de la Défense, Itsunori Onodera.
Le vice-ministre nippon des Affaires étrangères, Akitaka Saiki, a convoqué l'ambassadeur de Chine à Tokyo, Cheng Yonghua, pour lui signifier cette protestation.
Mercredi, deux F-15 japonais ont suivi un avion Tu-154 chinois, passant à 30 mètres seulement de lui et "affectant gravement la sécurité de vol des Chinois", selon la version du ministère chinois de la Défense, qui a diffusé une vidéo de l'incident.
Les forces d'autodéfense japonaises ont envoyé un avion YS-11EB et un appareil de surveillance OP-3C effectuer une mission de reconnaissance dans la zone d'identification aérienne mise en place dans le secteur par la Chine, a ajouté le ministère de la Défense.
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Le 24 mai dernier, déjà, un autre incident s'était produit quand, selon le Japon, des avions chinois étaient passés à quelques dizaines de mètres seulement d'appareils nippons.
Tokyo accuse la Chine de vouloir modifier par la force le statu quo aérien et maritime en vigueur en mer de Chine orientale et en mer de Chine méridionale. En mer de Chine orientale, la situation est envenimée depuis l'automne 2012 par le différend sur les îlots inhabités administrés sous le nom de Senkaku par le Japon, revendiqués par la Chine sous le nom des Diaoyu.
La Chine a instauré une "zone d'identification aérienne" au-dessus de la majeure partie de la mer de Chine orientale, l'an dernier, malgré les protestations du Japon et des Etats-Unis.
(Sui-Lee Wee à Pékin, Linda Sieg à Tokyo; Eric Faye pour le service français)
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