Electricité coupée et nouveaux heurts dans l'est de la Libye
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Electricité coupée et nouveaux heurts dans l'est de la Libye
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TRIPOLI (Reuters) - La majeure partie de l'est de la Libye était privée d'électricité dimanche après le bombardement d'une centrale électrique à Benghazi où se déroulent de violents combats entre la milice de l'ex-général Khalifa Haftar et les islamistes d'Ansar al Charia.
"Les combats à Bengahzi ont provoqué une importante coupure d'électricité dans l'est de la Libye", a commenté Loufti Ghouma, porte-parole de la compagnie nationale d'électricité.
"Les circuits de la centrale de Benghazi Nord ont été endommagés par un bombardement, provoquant une coupure de l'alimentation dans la majeure partie des villes de l'est de la Libye et de certaines autres dans des régions de l'ouest", a-t-il ajouté.
Les ingénieurs tentent de réparer les dégâts mais ils éprouvent des difficultés pour rejoindre la centrale endommagée, a-t-il encore dit.
Au moins cinq soldats et trois civils, dont deux Soudanais, ont été tués, ont déclaré à Reuters des sources médicales, ajoutant qu'au moins 18 personnes ont été blessées, dans cette nouvelle offensive des forces du général Haftar contre les islamistes d'Ansar al Charia à Benghazi et dans sa banlieue.
Citant elle aussi des sources médicales, l'agence d'Etat LANA, avance un bilan de 12 tués et de 16 blessés.
Plusieurs unités des forces gouvernementales se sont ralliées au général renégat, mais Tripoli lui dénie toute légitimité.
"Il y a en ce moment d'intenses combats à Sidi Faradj et à Al Haouari. Nos forces attaquent avec des chars et des lance-roquettes", a déclaré Mohamed el Hedjazi, porte-parole du général, parlant de quartiers situés dans l'ouest de la deuxième ville de Libye. Les combats ont provoqué la fuite de dizaines d'habitants.
Autrefois proche de Mouammar Kadhafi, Khalifa Haftar est ensuite tombé en disgrâce et a pris part au soulèvement de 2011 qui a mis fin au règne du "guide de la révolution". En février, l'ancien officier a appelé à la formation d'un comité présidentiel pour expédier les affaires courantes jusqu'aux élections législatives prévues le 25 juin, ce qui a fait craindre un coup d'Etat.
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Reprochant aux autorités centrales leur incapacité à contenir les mouvements tels qu'Ansar al Charia, il a lancé en mai une offensive contre les islamistes de Benghazi. Ses forces ont notamment eu recours à des avions de chasse et des hélicoptères pour bombarder des camps islamistes.
(Ahmed Elumani, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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