Poursuites judiciaires au Bangladesh après le drame du Rana Plaza
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DACCA (Reuters) - La Commission anticorruption du Bangladesh a déposé dimanche auprès de la police une plainte contre 17 personnes accusées d'avoir violé les règles de sécurité lors de la construction du Rana Plaza, un immeuble d'ateliers textiles dont l'effondrement a fait plus de 1.100 morts en avril 2013.
Cet accident industriel, le plus meurtrier au monde depuis la catastrophe de Bhopal en Inde en 1984, a attiré l'attention sur les conditions de travail déplorables des employés du secteur textile bangladais, l'un des principaux fournisseurs des grandes enseignes mondiales de la distribution.
Parmi les 17 personnes mises en cause figurent les parents de Mohammad Sohel Rana - présenté au lendemain du drame comme le propriétaire de l'immeuble - ainsi que trois patrons d'ateliers de confection.
Mohammad Sohel Rana, qui avait été arrêté par la police après quatre jours de cavale alors qu'il tentait apparemment de fuir en Inde, ne figure pas sur la liste des accusés, son nom n'apparaissant pas sur les documents officiels, a précisé le porte-parole de la Commission anticorruption.
Une enquête approfondie va désormais être diligentée avant l'ouverture éventuelle de poursuites judiciaires.
(Ruma Paul; Tangi Salaün pour le service français)
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