Affaire Belka: Tusk exclut une démission du gouvernement polonais
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VARSOVIE (Reuters) - Le Premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré lundi que son gouvernement ne démissionnerait pas, contrairement à ce que réclame l'opposition, en raison de l'affaire dans laquelle est impliqué le gouverneur de la banque centrale de Pologne Marek Belka.
Celui-ci est sur la sellette après la diffusion ce week-end d'un enregistrement audio datant de l'été dernier dans lequel, selon le magazine qui le rend public, il se dit disposé à aider le gouvernement à sortir le pays de la crise à condition d'avoir la tête du ministre des Finances.
Donald Tusk s'est déclaré au diapason du procureur général Andrzej Seremet, selon lequel l'enregistrement effectué n'apporte aucune preuve de quelque infraction à la loi commise par Marek Belka.
"J'approuve l'opinion du procureur, à savoir qu'il ne semble pas en première analyse y avoir infraction à la loi", dit Donald Tusk, pour qui il n'incombe par ailleurs pas au chef du gouvernement de dire si le gouverneur de la banque centrale doit rester en place ou non.
Selon le magazine Wprost, qui a mis en ligne l'enregistrement samedi, il s'agit d'une conversation que le banquier central a eue en juillet dernier avec le ministre de l'Intérieur Bartiomiej Sienkiewicz lors d'un repas au restaurant.
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Dans un communiqué publié dimanche par la banque centrale, Marek Belka a dit "exprimer de profonds regrets quant aux mots employés dans cette conversation privée et présenter des excuses à tous ceux qui ont été affectés et offensés".
Mais il ajoute que l'enregistrement, dont Wprost n'a pas précisé l'origine, avait été manipulé pour le présenter comme outrepassant ses pouvoirs, "ce qui n'a jamais été le cas".
Agé de 62 ans, ancien Premier ministre et ministre des Finances, Marek Belka est hautement respecté à la tête de la banque centrale de la sixième économie de l'Union européenne.
(Jakub Iglewski; Véronique Tison et Eric Faye pour le service français)
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