Essai réussi d'interception d'un missile aux Etats-Unis
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WASHINGTON (Reuters) - Le système américain de défense antimissile a touché dimanche un missile ennemi simulé au-dessus du Pacifique, premier test d'interception réussi de ce programme depuis 2008, a annoncé le Pentagone.
Le système Ground-based Midcourse Defense (GMD), géré par Boeing, est le seul système de défense américain contre les missiles balistiques de longue portée. Il est associé à un élément de collision produit par Raytheon qui se sépare de la fusée pour aller toucher l'ogive ennemie.
Le test très attendu de dimanche intervient après un échec d'interception dans cinq des huit tests précédents. Le système a été déployé en 2004 par le gouvernement Bush face à la menace croissante constituée par la Corée du Nord.
Le Pentagone a décidé de restructurer ce contrat de 3,48 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros) conclu avec Boeing dans un but d'augmenter sa fiabilité en améliorant notamment la maintenance.
"C'est une étape très importante dans nos efforts pour améliorer la fiabilité de notre système de défense antimissile balistique", a déclaré le directeur de l'agence concernée, la Missile Defense Agency (MDA), l'amiral James Syring.
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Il avait déclaré ce mois-ci qu'un nouvel échec aurait contraint le Pentagone a revoir son projet d'installer 14 intercepteurs supplémentaires aux 30 déjà en silos sur le terrain en Alaska et en Californie.
Lors du test mené dimanche, un intercepteur basé au sol et lancé de la base aérienne de Vandenberg en Californie, a touché une cible construite par la société Lockheed-Martin lancée du site de test Reagan de l'armée américaine situé sur l'atoll de Kwajalein en République des îles Marshall, ont précisé le ministère de la Défense et Lockheed.
Selon Lockheed, cette cible non armée de 14 mètres était configurée pour représenter fidèlement les capacités de missiles capables d'effectuer une trajectoire de 3.000 à 5.000 km
Le test constitue la première interception réussie par l'Exoatmospheric Kill Vehicle Capability Enhancement II, ou EKV CE-II, de la société Raytheon. Il avait échoué lors des deux précédents essais menés en 2010.
Les détracteurs du système font valoir que l'élément de collision de Raytheon n'en est toujours qu'à un test réussi sur trois et demandent au Congrès de revoir son projet d'achat de 14 intercepteurs supplémentaires. Ils coûtent chacun 75 millions de dollars (55 millions d'euros), ce qui représente un total un peu plus d'un milliard de dollars.
(Andrea Shalal; Danielle Rouquié pour le service français)
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