Israël accuse les forces d'Assad du tir mortel sur le Golan
reuters.com
reuters.com
JERUSALEM (Reuters) - Le ministre israélien des Affaires étrangères a imputé mardi aux forces du président syrien Bachar al Assad la mort d'un adolescent israélien tué dimanche sur le plateau du Golan, ajoutant qu'elles devaient "en payer le prix".
Avigdor Lieberman est le premier dirigeant de l'Etat hébreu à désigner explicitement un responsable pour la mort de Mohamed Qaraqara, 13 ans, tué par un tir de missile antichar en provenance de Syrie.
"Nous avons à notre disposition toutes les analyses, tous les renseignements et il est évident que ce sont les autorités syriennes, les forces d'Assad, qui ont tiré sur ce garçon israélien (...) et elles doivent en payer le prix", a dit Avigdor Lieberman à Radio Israël. "J'espère que Damas a entendu le message."
Israël juge ce tir intentionnel et l'a qualifié d'incident le plus grave survenu à la frontière depuis le début du conflit en Syrie. L'Etat hébreu a riposté par des tirs de blindés et des bombardements aériens sur des positions de l'armée syrienne, qui ont fait au moins dix morts dans les rangs de l'armée syrienne, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Le ministère syrien des Affaires étrangères a déclaré que les représailles israéliennes avaient fait quatre morts et neuf blessés, rapporte l'agence de presse officielle syrienne Sana, et il a appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies à condamner ces bombardements.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Une source militaire israélienne a quant à elle déclaré à Reuters lundi que trois Syriens avaient été tués et dix autres blessés.
"Je pense qu'Israël a réagi exactement comme il le devait, dans ce cas comme dans tous les autres. Nous ne pouvons tout simplement pas ignorer le fait qu'un citoyen israélien, un garçon, soit assassiné de sang-froid sans que personne soit tenu responsable", a dit Avigdor Lieberman.
L'armée syrienne est présente sur le plateau du Golan, dont la partie occidentale a été prise par Israël à la Syrie lors de la guerre des Six-Jours en 1967. Certains secteurs du plateau sont toutefois aux mains de rebelles cherchant à renverser le président syrien Bachar al Assad, y compris de groupes hostiles à Israël.
(Maayan Lubell, avec Sylvia Westall à Beyrouth et Dan Williams à Jérusalem; Bertrand Boucey et Clémence Apetogbor pour le service français)
reuters.com