Le Libyen Ahmed Abou Khatallah inculpé aux Etats-Unis
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Le Libyen Ahmed Abou Khatallah écroué aux Etats-Unis
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Le Libyen Ahmed Abou Khatallah écroué aux Etats-Unis
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WASHINGTON (Reuters) - Ahmed Abou Khatallah, cerveau présumé de l'attaque contre le consulat des Etats-Unis à Benghazi en septembre 2012 capturé il y a deux semaines en Libye par les forces spéciales américaines, a été transféré samedi à Washington où il a été inculpé.
Au cours de sa première comparution, qui n'a duré que dix minutes devant une cour fédérale de Washington DC, il a plaidé non coupable du chef d'inculpation de conspiration en lien avec une entreprise terroriste qui lui a été notifié par le juge John Facciola.
"Vous avez conspiré, c'est-à-dire que vous vous êtes mis d'accord avec d'autres personnes pour apporter un soutien matériel et des ressources à des terroristes, dont vous-même, en sachant que ce soutien et ces ressources seraient utilisés pour tuer une personne dans le cadre d'une attaque contre une installation fédérale (américaine)", lui a dit le juge.
Selon le département américain de la Justice, Khatallah est passible d'une peine de réclusion criminelle à perpétuité. Mais d'autres chefs d'inculpation pourraient suivre.
Le suspect, capturé le 15 juin près de Benghazi, a été exfiltré et détenu dans un premier temps à bord de l'USS New York, un bâtiment de transport amphibie de la marine américaine croisant en Méditerranée.
Accusant Washington d'avoir porté atteinte à sa souveraineté, le gouvernement libyen a demandé à ce qu'il soit rapatrié et traduit en justice en Libye.
L'attaque du consulat de Benghazi, le 11 septembre 2012, avait coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye, Christopher Stevens, et à trois autres Américains.
L'attaque avait aussi provoqué une tempête politique à Washington où l'opposition républicaine a accusé l'administration Obama et Hillary Clinton, alors secrétaire d'Etat, d'avoir insuffisamment veillé à la protection du personnel diplomatique américain.
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Une vive polémique a également porté sur les circonstances telles qu'exposées par l'équipe d'Obama, soupçonnée par l'opposition d'avoir édulcoré certains faits et notamment l'existence d'une menace de la nébuleuse Al Qaïda.
Dans une interview accordée en octobre 2012 à Reuters, Khatallah avait démenti être un des dirigeants de l'Ansar al-Charia, le groupe islamiste que Washington accuse d'avoir mené l'attaque du consulat.
(Doina Chiacu et Patricia Zengerle, Jean-Philippe Lefief et Henri-Pierre André pour le service français)
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