Sarajevo célèbre le centenaire du meurtre de François-Ferdinand
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SARAJEVO (Reuters) - Sarajevo veut envoyer à l'occasion samedi du centenaire de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, considéré comme le déclencheur de la Première Guerre mondiale, un message d'unité dans une région encore profondément divisée.
Le point d'orgue des célébrations devait être un concert de l'Orchestre philarmonique de Vienne dans l'ancienne mairie de la capitale bosniaque, là-même où l'héritier du trône de l'Empire austro-hongrois avait assisté à une réception le 28 juin 2014, quelques minutes avant d'être assassiné par un nationaliste bosno-serbe.
Un siècle et plusieurs guerres plus tard, dont celle qui a conduit au siège de Sarajevo et à la désintégration de la Yougoslavie en 1992-1995, les relations entre communautés restent extrêmement tendues.
Les dirigeants de la Serbie et ceux des Serbes de Bosnie, qui considèrent l'assassin de François-Ferdinand, Gavrilo Princip, comme un héros national, ont ainsi décidé de boycotter les cérémonies commémoratives en accusant les autorités bosniaques de vouloir établir un lien entre les conflits du début et de la fin du XXe siècle et d'en faire porter la responsabilité aux Serbes.
Dans la Vijecnica, l'ancienne mairie puis bibliothèque nationale de Sarajevo, détruite par un incendie provoqué par les bombardements des Serbes de Bosnie en 1992 et récemment restaurée, l'Orchestre philarmonique de Vienne va faire revivre l'âge d'or de l'Empire des Habsbourg en interprétant des morceaux de Haydn, Schubert, Berg et Brahms.
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"C'est un concert symbolique dans un lieu symbolique", a souligné le premier violon de l'Orchestre viennois, Clemens Hellsberg, vendredi lors d'une conférence de presse. "Nous voulons porter la vision d'un avenir commun dans la paix", a-t-il ajouté.
(Matt Robinson, Tangi Salaün pour le service français)
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