Les rebelles rwandais de l'est de la RDC ont 6 mois pour désarmer
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LUANDA (Reuters) - Les pays africains de la région des Grands lacs ont décidé de donner six mois aux rebelles rwandais des FDLR présents dans l'est de la République démocratique du Congo pour déposer les armes, a-t-on appris de sources gouvernementales régionales.
Pendant ce laps de temps, les opérations militaires les ciblant seront suspendues, précise-t-on de même source.
Les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui regroupent d'anciens soldats et miliciens hutus ayant participé au génocide de 1994, ont annoncé en avril un processus de désarmement qui a débuté fin mai.
Ils réclament en échange l'ouverture de pourparlers avec les autorités rwandaises.
Un désarmement effectif des FDLR serait un développement positif dans la perspective d'une stabilisation de la République démocratique du Congo, où près de vingt ans de conflits et de rébellions ont fait des millions de morts.
Réunis mercredi en "sommet des Grands lacs" en Angola, les ministres des Affaires étrangères de la région sont convenus de passer en revue l'avancement du désarmement des rebelles dans un délai de trois mois, a dit à l'agence de presse Angop le chef de la diplomatie angolaise, Georges Chikoti.
Pour l'heure, a-t-il ajouté, "les résultats du processus ne sont pas suffisants mais les Etats présents les jugent acceptables".
Sur les 1.500 hommes que compteraient les FDLR, seuls 200 environ ont déposé leurs armes et dans un rapport remis jeudi, des experts de l'Onu indiquent que la rébellion, "malgré ses affirmations, continue de recruter et de former des combattants, y compris des enfants".
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(Shrikesh Laxmidas avec Peter Jones à Kinshasa; Henri-Pierre André pour le service français)
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