L'Etat islamique revendique des attentats à Bagdad
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L'Etat islamique revendique des attentats à Bagdad
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par Isra'a al Rubeï et Maggie Fick
BAGDAD (Reuters) - L'Etat islamique a revendiqué deux attaques suicide à Badgad, où les députés s'efforcent de trouver une issue à l'actuelle impasse politique pour répondre à la menace que font peser les djihadistes sunnites.
L'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), rebaptisé Etat islamique, a publié sur internet la photo de deux hommes - un Libanais et un Libyen - présentés comme les auteurs des attentats.
Douze personnes, dont quatre policiers, ont été tuées dimanche et lundi dans ces deux explosions survenues dans deux quartiers majoritairement chiites de la capitale.
Le groupe sunnite, qui s'est emparé de larges portions des territoires syrien et irakien sous la conduite d'Abou Bakr al Baghdadi, est présent dans le nord et l'ouest de l'Irak, mais également dans la banlieue ouest de Bagdad, tout comme d'autres insurgés sunnites.
Aux forces de l'Etat islamique s'ajoutent des combattants tribaux, des islamistes plus modérés, d'anciens soldats et d'ex-membres du parti Baas de Saddam Hussein, autant de groupes entrés en rébellion.
Des affrontements ont aussi eu lieu au sud de la capitale.
L'armée irakienne, appuyée par des volontaires et des milices chiites, a récemment intensifié ses raids aériens sur les positions tenues par les insurgés dans les provinces du nord, dont Salahouddine et Ninive, mais elle n'a pas réussi à reprendre les grandes villes passées aux mains de l'Etat islamique.
Depuis le 28 juin, les soldats gouvernementaux tentent de s'approcher de Tikrit, l'ancien fief de Saddam Hussein au nord de Bagdad.
TRENTE "TERRORISTES" TUÉS
Mardi, l'armée a affirmé avoir "nettoyé" la route menant de Badgad à Samarra, à 100 km au nord de la capitale.
Les forces de sécurité continuent toutefois à subir des attaques sur cette route et, à 15 km au sud de Samarra, un attentat suicide a tué mardi trois policiers et deux civils, a-t-on appris de sources sécuritaire et médicale.
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L'armée dit malgré tout enregistrer des succès: d'après le lieutenant général Kassim Atta, trente "terroristes" ont été tués mardi dans une attaque aérienne sur la ville de Charkat, au nord de Tikrit.
Lundi soir, l'Etat islamique a posté sur internet des photos du corps ensanglanté d'un officier de l'armée en affirmant qu'il s'agissait du général Abdoullah Hussein et qu'il avait été exécuté.
Selon des habitants de Tikrit, les rebelles détiennent des prisonniers dans un ancien palais de Saddam Hussein.
Un médecin de l'hôpital local a dit à Reuters que cinq civils avaient été blessés lorsqu'un hélicoptère a ouvert le feu sur cet établissement où, selon ce même médecin, des membres de l'Etat islamique recevaient des soins.
Sur le plan politique, le président par intérim du Parlement a annoncé mardi que l'assemblée, dont la session avait été ajournée lundi au 12 août, devait finalement reprendre dès dimanche prochain.
Les députés élus en avril, qui se sont réunis pour la première fois le 1er juillet, ne sont pas parvenus à s'entendre sur les noms du futur chef de l'Etat, du Premier ministre et du président du Parlement.
"Tout report pourrait mettre en péril la sécurité du pays, faire obstacle à son chemin vers la démocratie et accroître les souffrances du peuple irakien", a déclaré le président du Parlement, Mehdi al Hafidh.
(Avec Ahmed Rasheed; Simon Carraud pour le service français, édité par Bertrand Boucey)
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