Confusion sur le résultat de la présidentielle en Indonésie
reuters.com

Le gouverneur de Djakarta en tête de l'élection en Indonésie
reuters.com
reuters.com

Le gouverneur de Djakarta en tête de l'élection en Indonésie
reuters.com
par Wilda Asmarini et Kanupriya Kapoor
DJAKARTA (Reuters) - Les deux candidats ont revendiqué la victoire à l'élection présidentielle qui s'est déroulée mercredi en Indonésie, quatrième pays le plus peuplé au monde.
Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, le gouverneur de Djakarta, Joko "Jokowi" Widodo, a déclaré qu'il avait gagné en se fondant sur des décomptes portant sur plus de 90% des suffrages.
Son adversaire, l'ex-général Prabowo Subianto s'est appuyé sur d'autres instituts de sondage, qu'il n'a pas nommés, pour s'affirmer vainqueur du scrutin.
Sur sept organismes privés effectuant un décompte des suffrages, deux accordent une avance d'un ou deux points à Prabowo Subianto et les cinq autres créditent Jokowi d'environ cinq points de plus que son adversaire.
La commission électorale devrait proclamer les résultats officiels dans un délai d'environ deux semaines.
Cette élection présidentielle en Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde, se résumait à un duel entre un représentant de la vieille garde jadis toute puissante, l'ex-chef des forces spéciales Prabowo Subianto, et le gouverneur de Djakarta, Joko "Jokowi" Widodo, issu d'une nouvelle génération de responsables politiques ayant émergé depuis l'avènement de la démocratie.
Jokowi, 53 ans, est issu des milieux populaires et jouit d'une image de compétence et de probité mais a relativement peu servi au plan national.
Prabowo, 62 ans, est farouchement nationaliste. Fort de son expérience à la tête d'une partie de l'armée, il incarne une promesse de fermeté à la tête du pays mais pâtit d'accusations de brutalité, notamment en 1998, lors des troubles qui ont fait tomber son ex-beau-père, le président Suharto.
Au terme d'une campagne particulièrement agressive, la perspective de résultats serrés fait craindre des contestations, voire des violences. Le président sortant Susilo Bambang Yudhoyono y a fait allusion en invitant chaque camp à accepter le verdict des urnes.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Ce sera la première fois, dans la troisième plus grande démocratie au monde, qu'un président élu au suffrage direct transmettra les rênes à son successeur. Susilo Bambang Yudhoyono, qui au cours des quatre dernières années a beaucoup déçu, doit quitter le pouvoir en octobre au terme de son deuxième mandat, comme le prévoit la Constitution.
Mercredi a été déclaré jour férié et la Bourse de Djakarta était fermée.
(Avec le bureau de Djakarta; Eric Faye et Bertrand Boucey pour le service français)
reuters.com