Un groupe rebelle islamiste syrien décimé par un attentat
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BEYROUTH (Reuters) - Le chef du groupe rebelle islamiste syrien Ahrar al Cham a été tué mardi par un attentat, a annoncé le groupe, et au moins 28 autres commandants ont été tués, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), proche de l'opposition.
Ahrar al Cham est un groupe salafiste appartenant au Front islamique, une alliance rebelle qui cherche à imposer la charia en Syrie mais qui lutte aussi contre les djihadistes de l'Etat islamique (ex-Etat islamique en Irak et au Levant) pour le contrôle des territoires conquis par les insurgés dans le nord du pays.
Il fut un temps considéré comme la plus puissante brigade islamiste luttant contre le régime de Bachar al Assad, grâce notamment aux financements des pays du Golfe, selon des opposants syriens.
Ahrar al Cham a annoncé sur son compte Twitter que l'explosion avait eu lieu pendant une réunion de sa direction dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, et a confirmé la mort de son chef, Hassan Aboud, et de 12 autres de ses dirigeants.
Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdelrahman, qui avance un bilan plus lourd, l'explosion s'est produite dans une maison d'un membre du groupe où une cinquantaine de commandants étaient réunis.
La télévision d'Etat syrienne a très vite annoncé la mort de Hassan Aboud.
En janvier, Ahrar al Cham avait perdu dans un attentat suicide un autre de ses dirigeants, Abou Khaled al Souri, qui avait combattu en Afghanistan aux côtés d'Oussama ben Laden et était réputé proche de l'actuel chef d'Al Qaïda, Ayman al Zaouahri.
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(Tom Perry, Tangi Salaün pour le service français)
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