Discussions sur la création d'une "zone tampon" en Ukraine
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KIEV (Reuters) - Des négociations se sont engagées vendredi entre les troupes gouvernementales ukrainiennes et les séparatistes pro-russes pour discuter de la création d'une "zone tampon" de 30 km dans l'est de l'Ukraine.
La Russie, qui nie toute implication dans le conflit, a démenti la participation de ses responsables militaires lors de cette rencontre préliminaire dans la ville de Soledar au nord de Donetsk.
Un communiqué de l'armée ukrainienne a précisé qu'une délégation avait rencontré un groupe de 76 officiers russes lors de cette prise de contact.
"Aujourd'hui à 08h00, un groupe de travail a commencé à discuter. Ont pris part (à cette rencontre) des représentants ukrainiens, une équipe de surveillance de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et 76 militaires russes", dit le communiqué.
Un porte-parole de l'OSCE à Kiev a confirmé cette rencontre entre des militaires ukrainiens et russes.
"Nous étions là-bas dans le cadre de notre mandat", a dit Michael Bociurkiw. "Le but était d'écouter chaque camp, d'évaluer quelle contribution pourrait apporter la SMM (mission spéciale de surveillance) et d'aider à une application efficace de la trêve", a-t-il ajouté.
A Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères a démenti que des discussions soient en cours entre responsables militaires ukrainiens et russes sur les limites de la "zone tampon" dans l'est de l'Ukraine.
"Toutes les questions liées à l'instauration d'un protocole de cessez-le-feu doivent être discutées entre les représentants ukrainiens et les représentants des régions séparatistes de Donetsk et de Louhansk", a-t-il dit.
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"Le rôle de la Russie est, avec la mission de l'OSCE, d'apporter tout le soutien nécessaire à ce processus", a-t-il poursuivi.
"Il n'y a aucun de nos personnels militaires là-bas. Cette déclaration (de l'armée ukrainienne) ne correspond pas à la réalité".
Le communiqué de Kiev ne fait pour sa part aucune mention de la présence de séparatistes lors de cette prise de contact. Chaque délégation, ukrainienne et russe, était conduite par un général, a dit un participant.
La rencontre visait à définir les contours et tracer les limites d'une "zone tampon" de laquelle seraient retirés toutes pièces d'artillerie et autres armements lourds afin de renforcer la trêve fragile acceptée par le président ukrainien Petro Porochenko le 5 septembre à Minsk.
L'idée d'une bande de territoire neutralisé avait été acceptée lors d'une autre réunion dans la capitale biélorusse le 19 septembre.
(Pavel Polityuk et Richard Balmforth, avec Thomas Grove; Tangi Salaün et Pierre Sérisier pour le service français)
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