Le Premier ministre grec tire à boulets rouges sur Syriza
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ATHENES (Reuters) - Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a stigmatisé mercredi le parti d'opposition de la gauche radicale Syriza, lui reprochant d'être une source d'instabilité pour le pays et de contribuer largement à la nouvelle tourmente des marchés.
S'exprimant en conseil des ministres à l'issue d'un plongeon des marchés boursier et obligataire locaux, Antonis Samaras a dit que la Grèce sortirait du programme d'assistance internationale après les tests de résistance bancaires et les discussions portant sur sa dette, voulant ainsi signifier que les turbulences boursières ne changeraient en rien les projets d'Athènes.
"Les marchés trouvaient, depuis quelque temps, que la Grèce se comportait très bien, leur seul souci étant le risque politique. Au cours des dernières 24 heures, l'attitude de l'opposition a aggravé ce risque. Elle sape directement la stabilité; les marchés ont réagi à l'encontre des intérêts du pays", a-t-il dit, selon une copie de son intervention.
Antonis Samaras a fréquemment accusé Syriza, que les sondages donnent vainqueur si les élections législatives avaient lieu maintenant, de se comporter de façon préjudiciable pour le pays et d'aggraver un climat d'incertitude ambiant.
"Il est important que les citoyens comprennent que nous sortons progressivement de la crise et que nous ne devons pas y retomber", a poursuivi le chef du gouvernement grec. "Parce que ce serait catastrophique pour tout le monde."
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(Renee Maltezou, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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