Sommet entre Poutine et les dirigeants européens à Milan
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Vladimir Poutine verra Petro Porochenko vendredi à Milan
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Vladimir Poutine verra Petro Porochenko vendredi à Milan
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par Alexei Anishchuk et Pavel Polityuk
MOSCOU/KIEV (Reuters) - Le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue ukrainien, Petro Porochenko, tenteront de parvenir à un accord sur le gaz naturel, vendredi à Milan, au cours d'un entretien en marge du sommet Europe-Asie (ASEM) auquel participeront les principaux dirigeants européens, dont François Hollande et Angela Merkel.
La confirmation de la tenue de ce sommet multipartite par la présidence du Conseil italien, mercredi soir, est un signe encourageant pour l'Union européenne (UE), qui craint de subir cet hiver le contrecoup de l'arrêt des livraisons de gaz russe à l'Ukraine.
Les dirigeants européens espèrent que la troisième rencontre entre Vladimir Poutine et Petro Porochenko depuis l'élection de ce dernier en mai permettra de débloquer les négociations et de consolider le cessez-le-feu conclu le 5 septembre dans l'est de l'Ukraine, mais régulièrement violé depuis.
"Je crois qu'il y a des signes positifs. Il semblerait que l'on soit en train d'ouvrir un chapitre plus encourageant et positif de cette crise", a estimé l'ambassadeur de l'UE en Russie, Vygaudas Usackas. Les Vingt-Huit, a-t-il cependant ajouté, attendent de voir "des efforts durables, des avancées concrètes et des résultats tangibles".
Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, présidera l'entretien entre Vladimir Poutine et Petro Porochenko, auquel la chancelière allemande Angela Merkel, le président français, François Hollande, et le Premier ministre britannique, David Cameron, se joindront.
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Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et celui de la Commission européenne, José Manuel Barroso, seront également présents.
Des entretiens bilatéraux sont également programmés entre le président russe et Angela Merkel ainsi que Matteo Renzi.
"Le monde entier nourrit de grands espoirs" quant à l'issue de ces entretiens, a estimé Petro Porochenko.
ACCORD SUR LE GAZ?
Le Kremlin a fait savoir que les chefs d'Etat russe et ukrainien s'étaient parlé au téléphone mardi. A l'approche de l'hiver, le dossier du gaz a été abordé, alors que le groupe gazier russe Gazprom a interrompu ses livraisons à l'Ukraine en juin en raison d'arriérés de paiement. La Russie est aussi le principal fournisseur de l'UE en pétrole, charbon et gaz naturel.
Les gazoducs qui transitent par l'Ukraine sont devenus un enjeu politique entre Moscou et les Vingt-Huit en raison des sanctions imposées par ces derniers à la Russie pour son rôle dans la crise ukrainienne.
Dans ce contexte de tension avec les Occidentaux, Vladimir Poutine s'est tourné vers la Chine en signant en mai un contrat de fourniture de gaz d'un montant de 400 milliards de dollars. Mais pour les analystes, la Russie comme l'UE n'ont aucun intérêt à prolonger le bras de fer.
"Je pense que le sommet de Milan va permettre de réaliser une percée dans le domaine du gaz", dit Mikhaïl Pogrebinski, un analyste politique basé à Kiev. "La Russie va finir par vendre du gaz à l'Ukraine, moyennant le remboursement par l'Ukraine d'une part symbolique de sa dette, ce qui permettra aux Ukrainiens de ne pas geler cet hiver."
Des responsables russes et de la Commission européenne ont également dit espérer assister à des "progrès significatifs" à Milan.
Vladimir Poutine et Petro Porochenko se sont rencontrés en juin en Normandie à l'occasion du 70e anniversaire du Débarquement et l'entrevue s'était déjà déroulée en présence de François Hollande et d'Angela Merkel. Ils se sont à nouveau vus fin août à Minsk, en Biélorussie, où ils sont convenus du cessez-le-feu entré en vigueur dans l'est de l'Ukraine.
Cette trêve est depuis violée quotidiennement, notamment près de l'aéroport de Donetsk, que les séparatistes pro-russes cherchent à prendre aux forces gouvernementales.
(Avec Timothy Heritage à Moscou, Richard Balmforth à Kiev et Isla Binnie à Rome, Henri-Pierre André, Jean-Philippe Lefief et Tangi Salaün pour le service français, édité par Gilles Trequesser)
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